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| Pierre de Rigaud est issu d’une famille noble du Languedoc, son père sert dans les mousquetaires avant d’accepter les postes de commandant des troupes de la Marine au Canada et de gouverneur de Montréal (puis celui de gouverneur de la Nouvelle-France de 1703 à 1725). | |||||||||||||||||||||||||
| En 1708, Pierre reçoit une commission
d’enseigne dans les troupes de la Marine. En 1711, il est promu lieutenant, garde-marine et poursuit sa formation en France. Il rentre à Québec en 1715. En 1721, il participe à une mission diplomatique, envers les tribus Tsonnontouans et Onontagués, autour du lac Ontario (forts Frontenac et Niagara). Il en profite pour inspecter la frontière anglaise et la défense du bas Canada. De 1725 à 1730, il est nommé major des troupes au Canada et accompagne Lignery contre les indiens Renard du Missouri. Maurepas, le nomme aide major des troupes de la Marine en 1728, puis lieutenant de vaisseau. De 1733 à 1740, il est le gouverneur de Trois-Rivières. De 1742 à 1753, il remplace Bienville, comme gouverneur de la Louisiane. Pendant cette période, il se marie à Jeanne Charlotte de Fleury Deschambault (de 15 ans son aînée). Il œuvre au développement et à la défense de la région malgré l’éloignement et le peu de colons (6000 blancs). Il est promu capitaine de vaisseau en 1746. |
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Guerre de sept ans |
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| De 1755 à 1760, il est gouverneur de la Nouvelle-France.
Après un bref séjour en France il évite de justesse l’amiral Boscawen et arrive à Québec en compagnie de Dieskau. Entre temps, Washington à affronté Coulon de Villiers près de fort Duquesne
et Robert Monckton c’est emparés de fort
Beauséjour. En 1755, la répartition des rôles est la suivante Vaudreuil aux affaires militaires et les relationnels, Bigot à l’intendance et Dieskau sur le terrain militaire. La stratégie consiste à profiter au maximum des voies de communication intérieures et à favoriser la férocité de la petite guerre, dans laquelle les Canadiens et indiens excellent. L’armée de Braddock est ainsi défaite par Dumas près de fort Duquesne et le major général William Johnson est repoussé par Dieskau, qui est capturé, près du lac Champlain. En 1756, les troupes de Montcalm détruise la base américaine fortifiée de Chouaguen (Oswego) ce qui permet la maîtrise des Grands Lacs. En 1757, le fort George (William Henry) est capturé, puis détruit. Mais son entente avec Montcalm devient de plus en plus difficile. En 1758, même si Montcalm parvient à vaincre le major général Abercromby au fort Carillon (Ticonderoga), le fort Frontenac et détruit par le lieutenant-colonel Bradstreet, au cours d’une attaque surprise. Puis, de Lignery, abandonne le fort Duquesne, après une brillante défense, aux troupes du général de brigade John Forbes. En 1759, c’est Québec qui tombe après un long siège et la bataille des plaines d’Abraham, ou Wolfe et Montcalm meurt. En 1760, quand l’armée britannique, se retrouve aux portes de Montréal, Vaudreuil convoque un conseil de guerre auquel assistent les officiers supérieurs et Bigot et offre la ville et la Nouvelle France à Amherst. |
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| En 1761, Bigot est envoyé à la
Bastille avec Vaudreuil,
mais se dernier est libéré. En 1763, après un long procès, il est disculpé dans l’affaire du Canada. En 1778, il meurt à Paris, après une calme retraite dans sa maison du quartier latin. |
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| Les historiens estiment que la capacité de résistance de la colonie canadienne contre des forces très supérieures, a été favorisée par le marquis de Vaudreuil. Sa tâche fut pourtant difficile avec la rivalité opposant les troupes régulières à celles de la Marine et la vendetta menée par Montcalm. | |||||||||||||||||||||||||