Colonel

Valeur PV
3
Rang
1*
Ancienneté
15
Stratégique
6
Offensive
5
Défensive
6
Assaut
3

Robert Rogers

(° 1731, Methuen, Massachusetts, +1795, Londres, Angleterre)
Officier et auteur

Loyaliste

Il grandit parmi les pionniers de Great Meadow, au contact des Indiens et de leurs raids. Et apprend le français pendant la guerre de succession d’Autriche.

Guerre de sept ans

En 1755, il commence sa carrière militaire. Il forme un régiment reçoit le grade de capitaine et rejoint le major général William Johnson, sur l’Hudson. Il effectue plusieurs missions de reconnaissance sur les forts français (Saint Frédéric et Carillon).
En 1756, William Shirley lui demande de lever une compagnie de rangers et de continuer ses expéditions, de renseignement, en territoires français et indiens.
En 1757, il est blessé, lors d’un violent combat, près des forts français du lac Champlain. Il écrit la même année un manuel sur l’art de combattre dans les bois.
En 1758, il est promu capitaine des rangers par le major général Abercromby, mais subit la défaite, au fort Saint Frédéric, au fort Carillon (lors de la campagne des lacs George et Champlain), enfin il  subit l’escarmouche de Joseph Marin de La Malgue, près de fort Ann.
En 1759, les rangers de Rogers accompagnent Wolfe à Québec. Il détruit sur la route du lac Champlain, le village abénaquis de Saint-François-de-Sales (Odanak).
En 1760, il forme avec 600 rangers l’avant-garde de l’armée de Haviland et participe à la capitulation de Montréal. Il prend possession de fort Detroit, aux dépens de François Marie Picoté de Belestre.
En 1761, il épouse Elisabeth Browne à Portsmouth dans le New Hampshire.
En 1763, lors de la révolte de Pontiac, il rejoint les troupes du capitaine James Dalyell, aide de camp d’Amherst, et combat les indiens une dernière fois, près de fort Detroit (ou Henry Galdwin est assiégé). 
De 1764 à 1766, il séjourne en Angleterre où il publie deux ouvrages.
En 1767, il est à Michillimakinac et tente, en contradiction avec Gage et Johnson, de créer un poste de gouverneur du territoire.
En 1768, il est présenté devant un conseil de guerre, soupçonné d’entente avec les français.
En 1769, il retourne en Angleterre. Il est emprisonné, de 1772 à 1774, pour dettes. Et retourne en Amérique en 1775.

Guerre des treize colonies

En 1775, il affirme sa neutralité dès le début du conflit.
En 1776, il finit, après avoir sollicité le congrès continental, par offrir ses service à l’armée Britannique. Il devient lieutenant-colonel des Queens Rangers Américains. Il subit une attaque des patriotes à Mamaroneck (New York).
En 1777, il est mis à la retraite. Mais les Queens Rangers, se conduisent plus tard avec distinction sous John Graves Simcoe.
En 1779, le général sir Henry Clinton, demande à Robert Rogers (devenu alcoolique) de former deux bataillons. Mais c’est James Rogers, le frère de Robert, qui effectue le recrutement des Kings Rangers.
En 1780, il est capturé, entre Québec et New York, par un corsaire américain et effectue un long séjour en prison.
En 1783, il retourne en Angleterre, avec l’armée britannique qui évacue New York. Ses dernières années de vie furent dans la pauvreté et l’ivrognerie.
La carrière de Rogers a atteint son sommet pendant la guerre de Sept Ans, il n’avait pas encore 30 ans. Homme énergique, courageux et cruel, il était un génie de l’embuscade.

Retour au menu principal