Officier

Valeur PV
15
Rang
3
Ancienneté
1
Stratégique
5
Offensive
3
Défensive
4
Assaut

George Prevost

(°17, , +18, , Angleterre)
Officier

Loyaliste

Guerre de 1812

Né dans le New Jersey, le 19 mai 1767, fils d'Augustin Prévost, Suisse romand, protestant et officier dans l'infanterie britannique, et de Nanette (Ann) Grand, fille d'un banquier d'Amsterdam.
Étudia en Angleterre et en Europe continentale.
S'engagea dans la carrière militaire en 1779, à titre d'enseigne dans l'infanterie britannique. En 1794 et 1795, pendant la guerre contre la France révolutionnaire, servit aux Antilles en qualité de commandant à Saint-Vincent. Blessé à deux reprises, retourna en Angleterre en janvier 1796. Fut nommé lieutenant-gouverneur de Sainte-Lucie en mai 1798. Nommé gouverneur de la Dominique en septembre 1802; se battit contre les Français. Revint en Angleterre en 1805. Accéda au grade de colonel commandant en 1806.
Nommé lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse le 15 janvier 1808, séjourna à Halifax du 7 avril au 6 décembre, puis y revint le 15 avril 1809 après avoir participé à la prise de la Martinique. Reçut le grade de lieutenant général en juillet 1811. Arrivé à Québec le 13 septembre 1811, fut assermenté comme administrateur du Bas-Canada le 14. Nommé gouverneur en chef de l'Amérique du Nord britannique le 21 octobre 1811, prêta le serment d'office le 15 juillet 1812. Assuma le commandement des forces britanniques en Amérique du Nord, notamment durant la guerre de 1812. Quitta Québec le 3 avril 1815; son mandat prit fin le 4.
Se retira dans son domaine de Belmont, dans le Hampshire, en Angleterre, puis, à cause de sa mauvaise santé, s'installa à Londres.
Fut fait baronnet (sir) en 1805.
Décédé à Londres, le 5 janvier 1816, à l'âge de 48 ans et 7 mois. Inhumé à East Barnet (Londres).
Avait épousé, le 19 mai 1789, Catherine Anne Phipps.
George Prevost est né au New Jersey en 1767. Fils aîné d’un officier de l’armée britannique, né en Suisse, il fut éduqué en Angleterre et en Amérique du Nord dans l’optique d’une carrière militaire éventuelle.
Prevost avait longuement servi dans les Caraïbes avant de prendre le commandement des forces britanniques en Amérique du Nord, le 4 juillet 1811. Peu de temps après, il prêtait serment comme administrateur colonial en chef du Canada.
Bilingue, Prevost gagna rapidement l’appui des dirigeants canadiens-français et de la hiérarchie de l’Église catholique en raison de ses politiques conciliantes. Cette approche éloigna plusieurs membres de l’élite anglophone québécoise. Ces ennemis politiques auraient d’ailleurs l’occasion d’attaquer Prevost après sa désastreuse retraite de Plattsburg.
Au début de la guerre, les forces britanniques se trouvèrent terriblement surpassées en nombre. Pour défendre un territoire de milliers de milles carrés, Prevost pouvait compter sur moins de neuf mille soldats de métier. La population totale du Canada n’atteignait pas un demi-million tandis que celle des États-Unis se chiffrait à plus de sept millions d’habitants. Prevost ne pouvait guère espérer de l’aide de la Grande-Bretagne, préoccupée par la guerre que le Duc de Wellington livrait, en Europe, à Napoléon.
La situation poussa Prevost à adopter une stratégie défensive. Son premier geste, après le déclenchement de la guerre, fut de négocier une trêve avec le commandant en chef américain, le major général Dearborn.
L’armistice était une solution typique de Prevost. C’était un diplomate de talent, mais, comme chef militaire, il était beaucoup moins habile. La politique de Prevost consistait à constamment renforcer ses défenses, attendre l’ennemi, retarder la guerre le plus possible et, en tout temps, éviter les erreurs graves.
Cette approche réussit fort bien jusqu’en 1814 ; le rêve américain de conquérir le Canada n’était pas plus près de se réaliser qu’il ne l’était avant la guerre. Mais, lorsque Napoléon fut vaincu en Europe, les troupes de Wellington commencèrent à affluer en Amérique du Nord. Les troupes britanniques surpassaient, maintenant, en nombre les soldats américains et Londres demanda à Prevost d’agir plus agressivement. Prevost, cependant, ne pouvait pas se défaire de ses vieux instincts.
Ayant reçu l’ordre de capturer Plattsburg, Prevost envahit les États-Unis, en septembre 1814, avec une armée de près de dix mille hommes. Il s’arrêta devant la ville, mal défendue, mais n’arriva pas à ordonner l’assaut final. Au lieu de cela, il talonna le commandant de sa flotte du lac Champlain, le capitaine George Downie, pour qu’il attaque la flotte américaine ancrée dans la baie de Plattsburg. La bataille se termina d'une manière désastreuse pour les Britanniques. Les Américains, combattant à la manière et au lieu de leur choix, détruisirent la flotte britannique.
Prevost avait promis à Downie une attaque terrestre simultanée, mais il n’en donna l’ordre qu’une fois la bataille navale presque terminée. Lorsqu’il apprit que la flotte britannique avait été défaite, il ordonna la retraite générale. Il se retira en dépit des conseils de ses officiers supérieurs qui considéraient que Plattsburg demeurait encore une proie facile.
La carrière de Prevost au Canada se termina dans la disgrâce. Il fut rappelé en Angleterre et une cour martiale navale le jugea responsable de la défaite de Plattsburg. Espérant pouvoir sauver sa réputation, il demanda une nouvelle audience.
Prevost mourut, en 1816, peu de temps avant que cette audience soit convoquée.
Son fils, George Prevost, fût gouverneur de Portsmouth et participa à plusieurs batailles aux indes occidentales (St Vincent, Dominique et St Lucie) et au Canada pendant la guerre de 1812.

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