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| Issu d'une vieille famille du Rouergue, il entre tout jeune
dans l'armée, devient capitaine en 1729, colonel en 1743, et passe dans la
cavalerie avec le grade de brigadier. Il participe aux guerres de successions de
la Pologne, puis de l’Autriche (campagne d’Italie). Nommé Maréchal de Camp en 1756, il est envoyé au Canada (avec le chevalier de Lévis et le colonel Bourlamaque) sous les ordres de Pierre de Rigaud de Vaudreuil, en remplacement du baron de Dieskau. |
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Guerre de Sept Ans |
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| En 1756; après un court bombardement il s'empare du Fort
Oswego (défendue par James Mercer). Cette expédition est fructueuse, puisqu’il
s’empare de canons, munitions et d’approvisionnements. Sur le plan stratégique ;
le contrôle du lac Ontario était maintenant assuré aux Français. En 1757, siège de style européen du fort William Henry (fort George), tenue par le lieutenant-colonel George Monro. La garnison capitula et reçut la permission de se retirer avec les honneurs de la guerre, mais elle fut attaquée par les indiens (Annulant les 18 mois de trêve gagnés par les Français). De plus, Montcalm commit la faute de ne pas pousser plus avant son avantage en allant détruire le fort Edward (à un jour de marche). En 1758, il bat Lord Abercombry près du Fort Carillon (Ticonderoga). Croyant l’ennemi sur le point de recevoir des renforts, le major général James Abercromby ignora les failles de la défense française, et décida d’attaquer sans attendre l’artillerie. Il fut mis en déroute malgré l’avantage numérique, et perdit le Brigadier Général George Augustus Howe. En 1759, il est mortellement blessé à la bataille d'Abraham avant la capitulation de Québec ! Montcalm a négligé avec Vaudreuil la défense du fleuve, le ravitaillement ainsi que la fortification de la pointe Lévy (les anglais y installent leurs batteries pour bombarder la ville). Pourtant, il résiste pendant deux mois au général Wolfe et à l'amiral Saunders, ceux-ci s'apprêtent à battre en retraite, quand Montcalm décide de livrer bataille. Il est touché mortellement lors du repli et meurt au petit matin. Wolfe, blessé plutôt au cours de la bataille, a déjà succombé. Que les deux généraux aient été tués au cours de la bataille, surtout une bataille comme on les livrait au 18ème siècle, indique assez bien que les tactiques utilisées de part et d’autre laissaient à désirer. |
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| Montcalm,
pur produit d’un système militaire désuet (qu’on réforma par la suite), a
remporté de remarquables victoires. Mais au cours de sa dernière campagne,
lorsqu’il eut l’occasion de détruire l’armée de Wolfe, ou du moins d’éviter la défaite, il croula et
essuya une des plus écrasantes défaites de l’histoire. De plus les divergences
stratégiques du marquis, qui préfère la tactique défensive de type européen,
avec Vaudreuil, adepte de la
stratégie des raids et du harcèlement ; ne favoriseront pas les franco-canadien
dans ce conflit. Il est écrit à Québec : « Montcalm, Quatre fois victorieux, une fois vaincu… ». On ne peut mettre en doute sa grande bravoure, mais cette dernière défaite marque la fin de l’empire colonial français en Amérique du nord. |
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