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Patriote |
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William Hull (June 24, 1753–November 29, 1825) was an American soldier and politician.
He was born in Derby, Connecticut and graduated from Yale in 1772, studied law in Litchfield, Connecticut and passed the bar in 1775. At the outbreak of fighting in the American Revolution, Hull joined a local militia and was quickly promoted to captain, then to major, and to lieutenant colonel. He was in the battles of White Plains, Trenton, Princeton, Stillwater, Saratoga, Fort Stanwix, Monmouth, and Stony Point. He was recognized by George Washington and the Continental Congress for his service. After the American Revolution, he moved to his wife's family estate in Newton, Massachusetts and served as a judge and state senator in Massachusetts. In 1805, President Thomas Jefferson appointed him governor of Michigan Territory. At the beginning of the War of 1812, Hull accepted a commission of brigadier general in command of the northwestern army, while also keeping his position as governor. Hull was, at least in part, the victim of poor preparation for war by the U.S. government and miscommunication. While governor, Hull's repeated requests to build a naval fleet on Lake Erie to properly defend Detroit, Fort Mackinac, and Fort Dearborn were ignored by the commander of the northeast, General Henry Dearborn. Hull began an invasion of Canada on July 12, 1812. However, he quickly withdrew to the American side of the river after hearing the news of the capture of Fort Mackinac by the British. He also faced unfriendly Native American forces, which threatened to attack from the other direction. Facing what he believed to be superior forces thanks to his enemy's cunning strategems such as instructing the Native American warriors to make as much noise as possible around the fort, Hull surrendered Fort Detroit to Sir Isaac Brock on August 16, 1812. Accounts of the incident varied widely. A subordinate, Colonel Lewis Cass placed all blame for the surrender on Hull and subsequently succeeded Hull as Territorial Governor. Hull was court-martialed, and at a trial presided over by General Henry Dearborn, he was sentenced to be shot, though upon recommendation of mercy by the court, Hull received a reprieve from President James Madison. Hull lived the remainder of his life in Newton, Massachusetts and wrote two books attempting to clear his name. Some later historians have agreed that Hull was unfairly made a scapegoat for the embarrassing loss. He was also uncle to Isaac Hull and adopted Isaac after his father (William's brother Joseph) died while Isaac was young. |
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Guerre de 1812 |
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| Avant la
guerre de 1812, William Hull était connu pour son bon jugement, son courage et
ses qualités de chef. Mais la réputation glorieuse de Hull, due à ses exploits
au cours de la guerre de l'Indépendance, fut complètement éclipsée par des
événements qui se déroulèrent en une seule journée : sa reddition à Detroit, en
août 1812. Sa déconfiture à Detroit allait devenir une défaite américaine
légendaire et contrastait de façon frappante avec le commandement résolu d’Isaac
Brock au cours de cette confrontation.
Hull est né au Massachusetts en 1753 et obtint son diplôme du Yale College à l’âge de 19 ans. Il fit des études sérieuses pour le saint ministère mais, en fin de compte, trouva le droit plus attrayant. Hull atteignit le grade de lieutenant-colonel pendant la guerre de l'Indépendance, fut remercié officiellement pour ses services par le Congrès et fut nommé gouverneur du territoire du Michigan par le président Thomas Jefferson, en 1805. En tant que gouverneur, un des principaux objectifs de Hull fut d’obtenir des concessions territoriales des Premières Nations du Nord-Ouest. Il eut passablement de succès et, par conséquent, il provoqua la colère d’un grand nombre de tribus. Ceci contribua, sans doute, à exacerber ses craintes de voir des hordes de guerriers assoiffés de sang américain (et plus spécifiquement le sien) prendre d’assaut fort Detroit. À l’approche de la guerre, Hull voulait assurer la protection du territoire du Michigan, mais il souhaitait pouvoir esquiver cette responsabilité en obtenant un poste plus élevé. Il voulait devenir ministre de la Guerre. Lorsqu’on confia ce poste à William Eustis, Hull accepta celui de général de brigade de l’armée du Nord-Ouest, sous condition de pouvoir conserver son poste de gouverneur. Il recruta des milices en Ohio et au Kentucky et, avec des centaines de soldats de métier, il entreprit la longue marche vers Detroit. La faiblesse du commandement de Hull commença à se révéler après son invasion du Canada. Sa vigoureuse proclamation, adressée aux résidants du Haut-Canada, ne fut pas accompagnée d’une action musclée. Devant le bougonnement de ses officiers qui lui reprochaient son hésitation à attaquer les Britanniques à Amherstburg, Hull prétendit qu’il attendait les conditions idéales pour frapper. Dans l'intervalle, les Britanniques obtinrent des renforts et Hull laissa filer une chance de succès assuré.Après sa retraite jusqu’à Detroit, Hull devint de plus en plus indécis tandis que ses officiers devenaient de plus en plus insatisfaits. Certains d’entre eux allèrent jusqu’à faire circuler une pétition " demandant l’arrestation et la mutation du général ". Hull semblait avoir totalement perdu confiance en sa mission. Certaines de ses inquiétudes quant à la viabilité de sa campagne étaient entièrement justifiées. Pour commencer, il était pris avec des officiers supérieurs de peu d’envergure, et avec l’administration militaire américaine lente à fournir des renseignements précis et un ravitaillement adéquat. Plus grave encore, l’administration le soutenait mal en lançant des attaques simultanées sur d’autres fronts. Lorsque défié directement par Brock, Hull fut accablé de doutes et capitula. Il jugea que la capitulation était la seule façon d’empêcher le massacre des troupes et des civils à Detroit. Mais tout ce que les critiques de Hull voyaient, c’est que Hull avait livré trente-trois canons et deux mille deux cents soldats à un ennemi beaucoup plus faible et avec lequel il n’avait même pas engagé le combat. À l’hiver de 1814-1815, Hull fut traduit en cour martiale pour avoir manquer au devoir, couardise et trahison. Il fut trouvé coupable des deux premières inculpations et condamné à être fusillé. Toutefois, la cour recommanda la clémence, en raison " des services rendus pendant la révolution et de son âge avancé ". Le président James Madison suivit le conseil de la cour et épargna la vie du seul général américain à avoir été condamné à mort. William Hull passa le reste de sa vie avec sa famille au Massachusetts. Il écrivit deux livres pour tenter de rétablir sa réputation et d’expliquer son comportement à Detroit : Défense du général de brigade William Hull (1814) et Mémoires de la campagne de l’armée du Nord-Ouest des États-Unis, 1812 (1824). |
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