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Loyaliste |
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| Ottawa (Ontario), le 10 décembre 2003 — Durant une cérémonie qui a
eu lieu aujourd'hui au Musée canadien de la guerre (MCG), des artefacts ayant
appartenu au colonel James FitzGibbon ont été donnés au Musée par ses
descendants. James FitzGibbon a servi avec
distinction au cours de la guerre de 1812 et de la rébellion de 1837 dans le
Haut-Canada. Né en 1780 d'une famille d'agriculteurs et de tisserands, en Irlande, James FitzGibbon s'est battu au cours des guerres napoléoniennes avant de venir au Canada avec le 49e Régiment. Pendant la guerre de 1812, il a servi aux batailles de Stoney Creek et de Lundy's Lane. En juin 1813, c'est le lieutenant FitzGibbon que Laura Secord a prévenu au sujet des troupes américaines qui prévoyaient attaquer les forces britanniques et canadiennes massées à Beaver Dams, dans la péninsule de Niagara. Les forces américaines, supérieures en nombre, allaient finalement se rendre à James FitzGibbon. Cette victoire a fait de lui un héros populaire. Les officiers du 49e Régiment lui ont décerné une médaille d'or. La Gazette de Montréal a loué sa « calme détermination et… sa remarquable présence d'esprit ». Après la guerre, James FitzGibbon est devenu fonctionnaire dans l'administration du Haut-Canada. En 1837, adjudant général par intérim de la milice, il a conduit l'armée gouvernementale contre les réformateurs de William Lyon Mackenzie à Montgomery's Tavern. James FitzGibbon est retourné en Angleterre en 1847. En 1850, il a été nommé Military Knight of Windsor. Il est décédé en 1863 au château de Windsor et a été enterré dans la crypte de la chapelle St. George. « James FitzGibbon a joué un rôle militaire important à deux moments essentiels de l'histoire du Canada, a dit Joe Geurts, directeur général du Musée canadien de la guerre. La bataille de Beaver Dams, où il a été prévenu par Laura Secord de l'attaque américaine, est entrée dans la légende de l'histoire du Canada qui s'est transmise d'une génération à l'autre. Quoique moins connu, son rôle dans la rébellion de 1837, où des réformateurs radicaux menaçaient la stabilité du Haut-Canada, a contribué à façonner le pays que nous connaissons aujourd'hui. Le Musée canadien de la guerre est reconnaissant à sa famille de ce don important, que nous conserverons pour les générations futures. » L'ensemble d'artefacts du colonel James FitzGibbon est constitué d'une épée et d'une chevalière à l'effigie du roi George offertes par lord d'Este, d'un ceinturon et d'une écharpe portés par FitzGibbon, d'une épée de cérémonie des Military Knights of Windsor, d'un portrait à l'huile du colonel, de deux livres et d'une lettre. |
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Quand Laura Secord a entrepris sa fameuse marche en 1813, elle cherchait James FitzGibbon. James FitzGibbon, un soldat professionnel britannique, est né en 1780 dans le comté de Limerick, en Irlande. Il s'est enrôlé dans l'armée comme simple soldat à l'âge d'à peine quinze ans. En 1802, lorsque le régiment est débarqué à Québec, il était sergent du 49e Régiment. Isaac Brock, son commandant, a vite pris conscience que FitzGibbon était un soldat exceptionnel. À un moment où la plupart des officiers achetaient leur nomination, Brock a nommé FitzGibbon officier en 1806 et l'a promu lieutenant en 1809. Quand les États-Unis ont déclaré la guerre à la Grande-Bretagne et envahi le Canada au cours de la guerre de 1812, James FitzGibbon a joué un rôle important dans la défense du Haut-Canada. Il a servi aux batailles de Stoney Creek (1813) et Lundy's Lane (1814), pendant lesquelles ont été repoussées deux invasions américaines risquant d'entraîner la conquête du Canada. Pourtant, James FitzGibbon est surtout connu pour ses liens avec Laura Secord et la bataille de Beaver Dams, le 22 juillet 1813. Trois semaines après la bataille de Stoney Creek, les Américains qui occupaient le poste britannique de Fort George, dans la péninsule de Niagara, constituaient toujours une menace pour le Haut-Canada. Pour contrer cette menace, James FitzGibbon a organisé une troupe de cinquante volontaires du 49e Régiment. Depuis une maison située près de Beaver Dams (maintenant Thorold, en Ontario), les soldats de FitzGibbon ont harcelé les Américains à Fort George. Ils portaient des manteaux gris pour se camoufler et prévoyaient utiliser des cloches de vache pour transmettre des signaux à travers la forêt et faire croire aux Américains qui les entendraient que les soldats britanniques étaient un troupeau de bestiaux égaré. Quand les incursions continuelles de FitzGibbon ont menacé la garnison américaine de Fort George, le commandant américain a envoyé le lieutenant-colonel Charles Boerstler, du 14th United States Infantry, avec environ cinq cents fantassins, dragons d'unités légères et artilleurs pour attaquer la base de FitzGibbon. La force de Boerstler s'est mise en marche le même jour. Cette expédition constituait un secret bien gardé. Boerstler espérait prendre FitzGibbon par surprise. Les Américains ont posté des gardes autour de la ville de Queenston et le long de la route pour empêcher les Canadiens qui verraient la colonne d'informer les Britanniques. Ces précautions se sont avérées futiles. Laura Secord a surpris des officiers américains qui discutaient de l'opération et elle est partie avertir FitzGibbon. En chemin, elle a rencontré une force d'environ 400 guerriers mohawks et odawas. Ceux-ci se rendaient affronter les envahisseurs et Laura Secord a poursuivi son chemin vers le quartier général de FitzGibbon. Comme les Américains approchaient de la base britannique, les Mohawks et les Odawas, qui étaient inférieurs en nombre, ont ouvert le feu depuis un abri. Les Américains, déjoués, neutralisés et ayant perdu tous leurs moyens, se sont retirés dans la confusion. Après trois heures, seule la crainte des guerriers les empêchaient de capituler. À ce moment, FitzGibbon est arrivé avec sa troupe de 50 hommes. Les gardant à l'abri pour dissimuler leur nombre, il a trompé les Américains et les a incités à déposer leurs armes en prétendant qu'une force britannique beaucoup plus importante était en route et que s'ils ne se rendaient pas ils risquaient d'être massacrés. Parmi les Américains, 462 ont été faits prisonniers, et 56 ont été tués ou blessés. La victoire de Beaver Dams a fait de James FitzGibbon un héros populaire. Les officiers du 49e Régiment lui ont décerné une médaille d'or. La Gazette de Montréal a loué sa " calme détermination et… sa remarquable présence d'esprit ". Il a été promu capitaine dans le Glengarry Light Fencibles. Après la guerre, James FitzGibbon est resté dans le Haut-Canada, où il est devenu colonel de la milice et fonctionnaire. Lorsque les réformateurs radicaux menés par William Lyon Mackenzie se sont révoltés en décembre 1837, FitzGibbon a pris le commandement de la défense du Haut-Canada. Nommé adjudant général par intérim de la milice, il a organisé la force qui devait repousser la marche de Mackenzie sur Toronto. Quand Mackenzie et environ 600 hommes ont descendu la rue Yonge vers Toronto le 5 décembre, FitzGibbon a posté 27 miliciens juste au sud de la rue Bloor. Au moment où les deux forces se sont rencontrées, les deux camps ont ouvert le feu avant de fuir dans des directions opposées. Pourtant, bien que la bataille ait été dérisoire, les forces pro-gouvernementales ont remporté une nette victoire en obligeant la colonne rebelle à rebrousser chemin. L'après-midi du 7 décembre, FitzGibbon a pris l'offensive. Il a conduit un millier de miliciens vers le haut de la rue Yonge, passé Eglinton, et il a attaqué le quartier général de Mackenzie à Montgomery's Tavern. Un seul rebelle est mort au cours de cet affrontement, tandis que cinq hommes de FitzGibbon ont été blessés. Une demi-heure après le début de la bataille, les rebelles se sont enfuis et la rébellion a pris fin. James FitzGibbon s'est rendu en Angleterre en 1847. En 1850, il a été nommé Military Knight of Windsor. Il est mort au château de Windsor en 1863 et il a été enterré dans la crypte de la chapelle St. George. |
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