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Introduction |
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Traité d'Aix-la-Chapelle (18 octobre 1748)Le traité
d'Aix-la-Chapelle met fin à la Guerre de Succession d'Autriche. La France
récupère l’île du Cap-Breton et la forteresse de Louisbourg ainsi que l’île St
Jean (actuelle île du Prince-Édouard) qu’elle avait perdues 3 ans auparavant.
Raid sur Pickawillany (21 juin 1752)Charles de
Langlade,
à la tête de 240 hommes (Français et Indiens Ottawa et Ojibwa), attaque le
comptoir commercial fortifié de Pickawinally (actuel Piqua, Ohio), alors que la
majorité des Indiens Miamis cultivent leurs champs. La place est rasée, la
plupart des commerçants anglais faits prisonniers. Memeskia (La Demoiselle pour
les Français, Old Briton pour les Britanniques), membre prééminent de la tribu
des Piankashaw et chef du village, est tué et prétendument dévoré pour sa
bienveillance envers les Anglais.
Fort Le Bœuf (décembre 1753)Sur ordre
du lieutenant-gouverneur de Virginie Robert Dinwiddie le jeune George Washington délivre
un message au commandant du fort Le Bœuf, le capitaine Jacques
Legardeur de Saint Pierre.
Dinwiddie, inquiet de l’expansion des Français dans la région, exige leur
retrait de l’Ohio Country (Etats de l’Ohio, est de l’Indiana, ouest de la
Pennsylvanie et nord-ouest de la Virginie Occidentale actuels). Les forts de la
Presque île et Le Bœuf viennent juste d’être achevés par Paul
Marin de la Malgue.
Les Français ignorent poliment la demande.
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Carte de la nouvelle france |
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1754 |
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Construction du Fort Duquesne (futur Fort Pitt) (printemps 1754)Au retour
de Washington en janvier, Dinwiddie charge le Capitaine Trent et l’enseigne Edward
Ward de
construire le fort Prince George à la jonction des rivières qui forment l'Ohio
(l'Allegheny et la Monongahela).Les travaux commencent le 17 février. Le 18
avril une troupe de 500 Français commandée par Claude-Pierre Pécaudy de
Contrecœur expulse les Anglais du fort inachevé et commence la
construction du fort Duquesne.
Youghioghenny (Jumonville’s Glen) (27 mai)Washington, à la tête de 40
miliciens de Virginie, intercepte par surprise une trentaine de soldats
français et indiens commandés par Jumonville en mission diplomatique. Ce dernier est censé apporter une sommation du retrait
des terres du roi de France à Washington. Jumonville est tué (on parle alors
d’un meurtre) ainsi que 9 de ses hommes. Vingt et un autres sont faits
prisonniers et un seul parvient à s’échapper et à alerter Fort Duquesne. Cet
engagement est considéré comme le premier de la guerre franco-indienne.
Fort Nécessité (3 juillet)Appelée
aussi bataille de Grand Pré (Great Meadows). Après l’incident de Jumonville son frère, Louis Coulon de
Villiers, à la tête de 600 Français et 100 Indiens, submerge les 400
hommes de Georges Washington et James Mackay retranchés dans Fort Nécessité (en fait une vague
palissade circulaire de chêne blanc). La signature de la capitulation dans la
nuit implique de la part de Washington la reconnaissance de l’assassinat
de Jumonville. Les vaincus quittent le fort avec les honneurs militaires et regagnent la Virginie. Les
vainqueurs brûlent le fort.
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Jumonville Glenn
Attaque du fort necessité le depart, des troupes de Washington, de fort necessity
Carte de l'Acadie et de l'ile Royale
Rencontre entre les franco-indien de Dumas et L'armée de Braddock |
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1755 |
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Fort Beauséjour (du 4 au 16 juin)Ce fort du
Nouveau-Brunswick, occupé par 460 hommes commandés par Duchambon
de Vergor et Louis
Du Pont, est
attaqué le 4 juin par une force composée de 2000 volontaires du Massachusetts
et d'un petit détachement de troupes régulières. Les assiégeants, sous les
ordres de Robert Monckton, commencent
le bombardement de la place et obtiennent sa reddition le 16.
Le grand dérangement (de 1755 à 1763)Après la chute du fort Beauséjour, le gouverneur
britanniques Charles Lawrence, en poste à Halifax, fût mandaté par Londres pour
commencer le déplacement de la population francophone d'Acadie. Le
lieutenant-colonel John Winslow et le colonel Monckton à terre, l’Amiral Boscawen et l’officier John Rous en mer organisent le transfert des Acadiens.
Sur une population située entre 13000 et 18000 Acadiens en 1755, plus de la moitié périrent dans la période de déportation, des effets de l'exil ou de la fuite. Monongahela (9 juillet)Appelée
aussi Bataille du désert. Affrontement entre 250 Français et 650 Indiens
commandés par le capitaine Dumas et 1450 Britanniques et volontaires de Virginie
commandés par le général Braddock.
En route pour attaquer Fort Duquesne, l’avant-garde de Braddock entre en
contact à l’improviste avec les Français partis à leur rencontre. Les troupes
anglo-américaines se retrouvent coincées sur une étroite route qui les empêche
de manœuvrer et perdent rapidement toute cohésion. Prises de face et de flancs
par leurs adversaires elles doivent battre en retraite. Bilan : 456 tués
(dont Braddock) et 421 blessés contre 23 tués et 16 blessés pour les
Franco-Indiens.
Lac George (8 septembre)Affrontement
entre 3500 Français et Indiens commandés par le Baron
Dieskau et 1500 miliciens de
Nouvelle-Angleterre commandés par Sir William Johnson. Un
détachement envoyé par Johnson pour
renforcer Fort Lyman tombe dans une embuscade franco-indienne. les
Anglais s’aperçoivent prématurément du
piège et parviennent à se replier, sans trop de perte.
Ils perdent néanmoins le colonel Ephraim Williams et
le chef Theyanoguin.
Les troupes de Dieskau les poursuivent jusqu'à leur camp de base, mais l'attaque du camp lui même est repoussée par Phineas Lyman. Dieskau grièvement blessé et capturé, c'est Pierre Angdré de Montreuil qui organise la retraite vers le fort Saint Frédéric. En début de soirée des renforts en provenance de Fort Lyman surprennent 300 Franco-Indiens et en tuent près de 200 qu’ils jettent dans l’étang voisin dont l’eau rougie de sang lui donna le nom de « Bloody Pond ». Ces différents affrontements marquent la première victoire significative des coloniaux. Bilan : entre 600 et 700 tués côté français contre environ 200 chez l’adversaire. retour |
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1756 |
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Bataille de la rivière Grand Cacapon (18 avril)Aussi
appelée « massacre de Mercer ». Le Lieutenant John Fenton Mercer et l’enseigne Thomas
Carter quittent
la sécurité du Fort Morgan avec une patrouille et partent à la recherche
d'indiens errant dans le secteur. Attirés dans un guet-apens, les deux officiers
sont tués ainsi que quinze de leurs hommes.
Déclaration de la guerre (17 mai)Le 17 mai la Grande-Bretagne déclare la guerre à la
France. Elle le fait pour riposter à l'invasion de
Minorque, effectué par la france "en représaille des
pirateries britanniques". Et, George II justifie sa
décision par "la conduite inqualifiable des Français dans
les Indes Occidentales et en Amérique du Nord depuis le
traité d'Aix-la-Chapelle".
Bataille d’Oswego (du 11 au 14 août)Ce village,
défendu par 2000 miliciens commandé par le colonel James
Mercer, est
attaqué le 11 août par les 5000 hommes et 30 canons du marquis de Montcalm.
S’ensuit un bombardement de 3 jours. Le 14 Mercer est décapité par un boulet. Une
heure plus tard la garnison met bas les armes (une centaine de tués – 1700
prisonniers). A l’issue des combats les Indiens, enivrés au rhum, scalpent une
cinquantaine de blessés avant que Montcalm ne puisse en reprendre le contrôle. Montcalm fait main basse sur une centaine de canons et de larges quantités de poudre
et de nourriture. Depuis trente ans, les Français veulent détruire ce poste de
traite qui mine leurs échanges avec les Amérindiens. L’ensemble du lac Ontario
est désormais sous leur contrôle. Impressionnés par cette victoire, les Indiens
Oneida et Seneca rejoignent le camp français.
Expédition de Kittanning (du 30 août au 8 septembre)Menée par
le lieutenant-colonel John Armstrong contre les tribus indiennes (Delaware et Shawnee) en représailles contre leurs
nombreux et brutaux raids à la frontière. C’est la destruction de Fort
Granville par le capitaine Jacobs (un indien Delaware) le 2 août qui déclenche
l’opération. Armstrong
mène ses 307 hommes des forces provinciales de Pennsylvanie
à 70 km de Fort Duquesne, entre Fort Shirley et Fort Lyttelton,
contre la ville indienne de Kittanning et le camp de Blanket Hill. Le
combat dans la ville-même dure 6 heures. Jacobs meurt dans
l’explosion de sa maison qui recelait un stock de poudre. Les
deux places sont rasées. Cependant les assaillants ont subi plus
de pertes que leurs adversaires et la plupart des villageois ont pu
s’enfuir, emmenant avec eux les prisonniers faits à Fort
Granville. Même si le raid choqua les Indiens en leur montrant
leur vulnérabilité, la guerre des frontières
redoubla d’intensité à l’automne...
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Les français entre dans la place forte d'Oswego
Indiens Delaware près de kittanning |
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1757 |
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Bataille de Snowshoes (21 Janvier)Considérée
comme la première bataille sur des raquettes. Elle oppose les 73
hommes de Robert Rogers à ceux de Basserode et Langlade.
Les rangers de Rogers tentent d’intercepter un convoi de
ravitaillement
français près de Fort Carillon mais en sous-estiment
grandement l’importance.
L’embuscade tourne très vite au désavantage des
coloniaux et Rogers lui-même
est blessé. C’est grâce à leurs raquettes,
alors que les Français n’en
possèdent pas, que les rangers survivants (une cinquantaine)
parviennent à
s’échapper.
Bataille de Sabbath Day Point (26 juillet)Les 350
hommes du régiment du New Jersey du colonel John Parker sont pris dans une embuscade navale sur le lac
Champlain. Attaqués par une force franco-indienne très largement supérieure en
nombre, le régiment perd près de 230 hommes (tués ou capturés) dans sa fuite.
Fort William-Henry (du 3 au 10 Août)Persuadés
que les Français attaqueront par l’ouest, les Britanniques n’ont rien prévu
pour empêcher les 6000 Français et Canadiens et 1600 Indiens commandé par Montcalm de débarquer près du fort dans la nuit du 2 au 3 août. Fort William-Henry est
défendu par 2200 hommes (réguliers et volontaires provinciaux) et commandé par
le colonel Munroe. Du 3 au 6 Montcalm fait progresser son artillerie
et encercle la place. Sans espoir de renforts les assiégés perdent 300 hommes
et entament la négociation de leur reddition, effective le 9. Les Anglo-Américains quittent le
fort avec les honneurs. Les Indiens, frustrés de ne pouvoir piller le fort
comme bon leur semble, tuent plusieurs prisonniers laissés sur place mais sont
arrêtés par les Français. Le 10 cependant ils attaquent l’arrière-garde de la
colonne, massacrant sans distinction hommes, femmes et enfants avant que Montcalm ne puisse intervenir (entre 70 et 180 tués). Les Français escortent alors Munroe et ses hommes jusqu’à Fort Edward avant de brûler le fort. Cet incident
scandalise les Britanniques qui refuse de reconnaître les conditions de la
capitulation et décident de ne plus accorder, à l'avenir, les honneurs de la
guerre aux troupes françaises. La perte du fort William-Henry leur porte
néanmoins un coup dur, empêchant toute opération au sud de Montréal pour le
restant de l'année.
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Implantation du fort au sud du lac George (ou lac Champlain)
Préparation de l'attaque du fort par les français |
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1758 |
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Louisbourg (8-26 juillet)Réalisant
qu’il est impossible de mener une attaque contre le Québec via le St Laurent
tant que Louisbourg sera aux mains des Français, les Britanniques décident de
le prendre. Une force de 150 navires de transport et 40 bateaux de guerre avec
14000 hommes à leur bord est confiée au général Amherst et à l'amiral Boscawen.
Louisbourg est défendue par 3500 fantassins commandés par le chevalier de
Drucourt et 3500 marins des équipages des 10 vaisseaux qui y
mouillent. Le siège débute le 8 juin bien que, le mauvais temps empêchant le
débarquement des pièces de siège, le bombardement ne commence que le 18 juin.
Le 21 juillet «L’Entreprenant », le plus gros navire de la flotte
française coule avec 2 autres navires. Le 23 le « bastion du roi »
est en feu. Le 25, le reste de la flotte est coulée. Drucourt décide de se
rendre le 26. La forteresse est méthodiquement détruite à coups d’explosifs.
Bilan : 200 morts 360 blessés côté britannique, 410 morts, 400 blessés,
plus de 5600 prisonniers côté français.
Ticonderoga (8 juillet)Appelé
aussi bataille de Fort Carillon. Une armée anglaise forte de
15000 hommes dont
6000 réguliers et commandée par le général Abercromby, affronte 3600 Français, Canadiens et Indiens
commandés par le marquis de Montcalm. Dans la crainte de
l’arrivée de renforts, Abercromby refuse de mettre
en place son artillerie et lance vague après vague ses hommes se
faire étriller
par les Français solidement retranchés derrière
une tranchée bordée d’abattis
et soutenus par 36 canons. Bilan : Près de 2000 morts et
blessés chez les Britanniques
(dont Lord Howe) pour 350 côté français.
Fort Frontenac (27 Août)Désireux de redonner courage aux troupes britanniques très éprouvées après la défaite de Ticonderoga, le colonel Bradstreet mène 3000 coloniaux prendre ce qui n’est maintenant qu’un gros dépôt. Le fort défendu par 110 hommes commandés par Noyan. Bradstreet débarque avec 8 canons qu’il met rapidement en batterie le 25 août. Le 27, Noyan accepte de se rendre. Cette victoire assure aux Anglo-Américains le contrôle du lac Ontario. Grant's Hill (14 septembre)Appelée
aussi bataille de Fort Duquesne. Le major Grant, à la tête des 800 Ecossais du 77th foot et de
volontaires provinciaux, se dirige vers Fort Duquesne dans le cadre du plan
d’invasion de la vallée de l’Ohio. Malgré des ordres de simple reconnaissance
des lieux, Grant décide d’attaquer. Mais Lignery,
le commandant de la place se révèle bon tacticien et envoie 500 hommes prendre
les Ecossais de flanc. Malgré leur résistance opiniâtre ceux-ci ne maîtrisent pas
la guerre de guérilla en vigueur en Amérique du Nord et se font massacrer sans
causer de réels dégâts à l’adversaire. Bilan : 300 morts, 40 blessés et
100 prisonniers (dont Grant)
côté britannique pour seize morts et blessés côté français. Lignery comprend cependant qu’il ne pourra résister à l’assaut général des 6000 hommes
du général Forbes.
Fort Ligonier (12 Octobre)Après
l’échec des britanniques au fort Duquesne 450 Franco-Canadiens et une centaine
d’Indiens commandés par le capitaine Aubry attaquent le Fort Ligonier, en
construction. L’assaut dure quatre heures mais les assaillants sont repoussés,
notamment grâce aux mortiers de la garnison du colonel James
Burd.
Fort Pitt (25 novembre)Le général Forbes commence l’occupation de
Duquesne, abandonné et brûlé par les Français, et la construction du Fort Pitt.
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Plan et fortification (fort, quai et ile de l'entrée)
Vue de la forteresse depuis le phare
Soldat anglais dans la neige |
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1759 |
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Siège de Québec et bataille des plaines d’Abraham (juin à septembre)Le siège débute le 26 juin
avec le débarquement des Britanniques sur l’île
d’Orléans. La flotte est constituée de 49 navires
de guerre (1944 canons, 13000 hommes) et de 140 de transport
destinés au débarquement des troupes du
général Wolfe. (7000 réguliers, 1300
coloniaux, 330 canons). La ville est défendue par 14000 Franco-Canadiens
commandés par le marquis de Montcalm. Une première tentative de débarquement aux chutes
de Montmorency à l’est le 31 juillet est un cuisant échec. Le mois d’août est
passé à la recherche d’un lieu de débarquement possible le long du St Laurent.
Le but de Wolfe, trop faible numériquement pour prendre la
place, n'est en fait que de forcer Montcalm à l'affronter. Wolfe surprend Montcalm en débarquant à Anse-aux-Foulons, difficile
d’accès mais faiblement gardée, le 10 septembre. Le 13 il met en ligne 4800
hommes sur les plaines d’Abraham, à l’extérieur de la ville. Contre l’avis de
ses conseillers, Montcalm décide d’aller à sa rencontre avec 4000 hommes, le
reste protégeant la rive de Beauport où se sont massés les navires de l’amiral Saunders. Contrairement à son habitude Montcalm n’attend pas et fait tirer ses hommes trop tôt. Bien que pris de flanc par les
Indiens et les milices canadiennes, les Britanniques tiennent la ligne et
infligent de terribles pertes aux Français qui doivent retraiter vers la ville. Montcalm et Wolfe sont tous deux tués. La
garnison met bas les armes le 18 septembre. La Royal Navy contrôle désormais le
St Laurent, la Nouvelle France est ouverte aux armées britanniques.
Fort Niagara et Bataille de La Belle Famille (juillet)Ce fort
défendu par 600 français commandés par le capitaine Pouchot est assiégé par les
forces de Sir William Johnson fortes de 2500 Anglo-Américains et 900 indiens
Iroquois à compter du 6 juillet. Le 17, les batteries de canons installées à
l’est du fort commencent le bombardement de la place. Informé par les Iroquois
qu’une colonne de renfort (1100 Français et Indiens commandés par Lignery)
est en route, Johnson envoie un détachement léger de 150 hommes (capitaine De
Lancey) tenter de les arrêter le 23 juillet. De Lancey prend position à La
Belle Famille où il fait rapidement installer un parapet à l’orée du bois. Le
24 juillet, Lignery approche. Soudain, 2 Iroquois demandent aux alliés
Indiens des Français de ne pas se mêler à la bataille ce qu’ils font tous sauf
une trentaine. Il reste encore 800 hommes aux Français qui demeurent confiants
dans leurs chances de succès. Pendant que les Indiens tiennent conseil, Johnson envoie 300 hommes en renfort à De Lancey. Lorsque les Français s’avancent vers
le parapet en tentant de former une ligne convenable les Anglo-Américains
retiennent leurs tirs jusqu’au dernier moment et infligent 250 pertes aux
hommes de Lignery en quelques minutes. Désorganisés, les Français
s’enfuient, poursuivis par les Iroquois. Sans espoir de secours, Pouchot se rend le lendemain.
Ticonderoga (22 juillet)Le fort,
défendu par 3500 Franco-Canadiens par le général Bourlamarque n’a aucune chance de résister aux 11000 hommes du général Amherst qui n’a pas l’intention de renouveler l’échec
de l’année précédente. Arrivant par le nord,
il coupe les lignes de ravitaillement des Français qui
n’ont de plus aucune chance de recevoir le moindre renfort
puisque Wolfe attaque alors Québec. Laissant une arrière-garde de
400 hommes destinée à retarder les Britanniques et à détruire le fort, Bourlamarque retraite vers St Frédéric. Amherst prend la place au prix de 16 tués, 51
blessés et un disparu. Les Britanniques contrôlent désormais les lacs.
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Flotte Britanniques commandé par Saunders devant Québec Vue de la Québec depuis la pointe Lévy
Debarquement de l'armée de Wolfe le 10 septembre 1759 |
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1760 |
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Sainte Foy (28 avril)Après la
défaite des plaines d’Abraham, l’armée
française se trouve isolée, inférieure
en nombre à ses opposants. Son moral est au plus bas. le
général de Lévis veut marquer les esprits et part à la reconquête de
Québec avec 7 à 8000
hommes. Conscient que sa garnison est trop faible pour défendre
la ville qui
n’a pas été reconstruite, le général Murray décide de prendre le pari de l’offensive. Le 28
avril il fait sortir 3000 de ses troupes et les lancent à
l’assaut avec 20
canons. L’attaque tourne tout d’abord à
l’avantage des Britanniques mais les
Français se ressaisissent. Après 2 heures d’un
impitoyable combat à courte
portée, voire au corps-à-corps, les hommes de Murray se
retirent en bon ordre dans la ville. Bilan :
Plus de 1000 tués et blessés chez les Britanniques pour
près de 900 chez les
Français. Sainte Foy sera la dernière victoire
française de la guerre.
Siège de Québec (28 avril)Après sa
victoire sur Murray, le général de Lévis met le siège devant Québec. La place, si elle n'est
défendue que par 2500 hommes, est très bien pourvue en
artillerie. Chaque belligérant attend
désespérément des renforts. Mais la flotte
française s’est sabordée au large de Quiberon
l’automne précédent lors de la Bataille des
Cardinaux. Le 16 mai ce sont des navires britanniques qui remontent le
St Laurent. François Gaston De
Lévis est forcé de lever le siège et se replie sur Montréal.
Bataille des mille îles (du 16 au 24 août)Sur le
Saint Laurent supérieur, au Fort Lévis, une petite
garnison française (300
réguliers) commandé par Pierre Pouchot tient tête
à l'armée britannique de Jeffery Amherst (11000
hommes). L’opiniâtreté des Français leur
permet de couler 2 navires de guerres
et d’en endommager sérieusement un troisième. La
garnison tient 1 semaine avant
de rendre les armes, à court de munitions. Il ne reste alors que
25 soldats
valides. Cette incroyable résistance ne fait cependant que
retarder
l’inéluctable.
Bataille de Montréal (8 septembre)Entouré
de tous les côtés par des forces supérieures, le
gouverneur Vaudreuil entame les négociations avec le général Jeffrey
Amherst pour lui remettre les clefs de la ville. Amherst refuse les honneurs de la guerre à l'armée de Lévis, prétextant qu'elle s'était mal
comportée en
utilisant des tactiques peu honorables. Lévis, furieux de cette humiliation, veut attaquer pour sauver
l’honneur
de l’armée mais Vaudreuil refuse d'engager les troupes
canadiennes et
françaises dans un combat suicidaire
et de laisser détruire la ville. Pour protester contre cette
décision qu'il juge
déshonorante, Lévis ordonne que ses régiments
brûlent leurs drapeaux à l'île
Sainte-Hélène pour ne pas les rendre à l'ennemi.
Le Canada est désormais
Britannique.
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Lévis motivant les troupes françaises avant la bataillle de sainte Foy
La bataille de Sainte-Foy |
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Conclusion |
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Signal Hill (entre juin et septembre 1762)Si la
guerre est perdue en Amérique du Nord, elle continue en Europe. Le duc de Choiseul,
ministre de la guerre, de la marine et des colonies, tente d’harceler les
Britanniques par tous les moyens. Le 27 juin un détachement français parti de
Brest le 8 mai s'empare du fort William (Newfoundland), faiblement gardé. Les
Français détruisent tout ce qu’ils peuvent (pêcheries, bateaux...) et sont
persuadés que rien ne sera tenté contre eux avant le printemps suivant. Jeffrey Amherst quant à lui
décide de les chasser immédiatement et envoie pour ce faire son frère, le
lieutenant-colonel William Amherst,
à la tête de 1500 hommes. Le 13 septembre les Britanniques
débarquent en force à 15km au nord sans être
inquiétés par la flotte française. Après 2
jours de combats acharnés, lors d’une opération
désignée Bataille de Signal Hill, les Français
sont contraints de se retrancher dans Fort William. Le Chevalier de
Ternay parvint à s’enfuir avec la plus grande partie de ses troupes
la nuit même en profitant d’un vent favorable. Il est cependant obligé de
laisser sur place une arrière-garde destinée à être sacrifiée. Le 17 septembre,
les Britanniques ouvrent le feu sur le fort depuis la position dominante de
Signal Hill et forcent la capitulation de ses occupants dès le lendemain.
Traité de Paris (10 février 1763)Aux termes
du traité, la Grande-Bretagne obtient de la France l'île Royale et le Canada et
de l’Espagne, la Floride. La France conserve des droits de pêche à Terre-Neuve
et dans le Golfe du Saint-Laurent. Elle acquiert Saint-Pierre-et-Miquelon et
recouvre ses lucratives possessions dans les Antilles, son comptoir de
Pondichéry en Inde et son poste de traite des esclaves sur l'île de Gorée au
Sénégal.
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Reprise de Saint-John par l'amiral lord Corville |
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