Guerre de sept ans

Prémice

1754

1755

1756

1757

1758

1759

1760

Conclusion

Introduction

Traité d'Aix-la-Chapelle (18 octobre 1748)

Le traité d'Aix-la-Chapelle met fin à la Guerre de Succession d'Autriche. La France récupère l’île du Cap-Breton et la forteresse de Louisbourg ainsi que l’île St Jean (actuelle île du Prince-Édouard) qu’elle avait perdues 3 ans auparavant.

Raid sur Pickawillany (21 juin 1752)

Charles de Langlade, à la tête de 240 hommes (Français et Indiens Ottawa et Ojibwa), attaque le comptoir commercial fortifié de Pickawinally (actuel Piqua, Ohio), alors que la majorité des Indiens Miamis cultivent leurs champs. La place est rasée, la plupart des commerçants anglais faits prisonniers. Memeskia (La Demoiselle pour les Français, Old Briton pour les Britanniques), membre prééminent de la tribu des Piankashaw et chef du village, est tué et prétendument dévoré pour sa bienveillance envers les Anglais.

Fort Le Bœuf (décembre 1753)

Sur ordre du lieutenant-gouverneur de Virginie Robert Dinwiddie le jeune George Washington délivre un message au commandant du fort Le Bœuf, le capitaine Jacques Legardeur de Saint Pierre. Dinwiddie, inquiet de l’expansion des Français dans la région, exige leur retrait de l’Ohio Country (Etats de l’Ohio, est de l’Indiana, ouest de la Pennsylvanie et nord-ouest de la Virginie Occidentale actuels). Les forts de la Presque île et Le Bœuf viennent juste d’être achevés par Paul Marin de la Malgue. Les Français ignorent poliment la demande.

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Carte de la nouvelle france

1754

 

Construction du Fort Duquesne (futur Fort Pitt) (printemps 1754)

Au retour de Washington en janvier, Dinwiddie charge le Capitaine Trent et l’enseigne Edward Ward de construire le fort Prince George à la jonction des rivières qui forment l'Ohio (l'Allegheny et la Monongahela).Les travaux commencent le 17 février. Le 18 avril une troupe de 500 Français commandée par Claude-Pierre Pécaudy de Contrecœur expulse les Anglais du fort inachevé et commence la construction du fort Duquesne.

Youghioghenny (Jumonville’s Glen) (27 mai)

Washington, à la tête de 40 miliciens de Virginie, intercepte par surprise une trentaine de soldats français et indiens commandés par Jumonville en mission diplomatique. Ce dernier est censé apporter une sommation du retrait des terres du roi de France à Washington. Jumonville est tué (on parle alors d’un meurtre) ainsi que 9 de ses hommes. Vingt et un autres sont faits prisonniers et un seul parvient à s’échapper et à alerter Fort Duquesne. Cet engagement est considéré comme le premier de la guerre franco-indienne.

Fort Nécessité (3 juillet)

Appelée aussi bataille de Grand Pré (Great Meadows). Après l’incident de Jumonville son frère, Louis Coulon de Villiers, à la tête de 600 Français et 100 Indiens, submerge les 400 hommes de Georges Washington et James Mackay retranchés dans Fort Nécessité (en fait une vague palissade circulaire de chêne blanc). La signature de la capitulation dans la nuit implique de la part de Washington la reconnaissance de l’assassinat de Jumonville. Les vaincus quittent le fort avec les honneurs militaires et regagnent la Virginie. Les vainqueurs brûlent le fort.

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Jumonville Glenn

Attaque du fort necessité

le depart, des troupes de Washington, de fort necessity

acadie

Carte de l'Acadie et de l'ile Royale

Rencontre entre les franco-indien de Dumas et L'armée de Braddock

1755

Fort Beauséjour (du 4 au 16 juin)

Ce fort du Nouveau-Brunswick, occupé par 460 hommes commandés par Duchambon de Vergor et Louis Du Pont, est attaqué le 4 juin par une force composée de 2000 volontaires du Massachusetts et d'un petit détachement de troupes régulières. Les assiégeants, sous les ordres de Robert Monckton, commencent le bombardement de la place et obtiennent sa reddition le 16.

Le grand dérangement (de 1755 à 1763)

Après la chute du fort Beauséjour, le gouverneur britanniques Charles Lawrence, en poste à Halifax, fût mandaté par Londres pour commencer le déplacement de la population francophone d'Acadie. Le lieutenant-colonel John Winslow et le colonel Monckton à terre, l’Amiral Boscawen et l’officier John Rous en mer organisent le transfert des Acadiens.
Sur une population située entre 13000 et 18000 Acadiens en 1755, plus de la moitié périrent dans la période de déportation, des effets de l'exil ou de la fuite.

Monongahela (9 juillet)

Appelée aussi Bataille du désert. Affrontement entre 250 Français et 650 Indiens commandés par le capitaine Dumas et 1450 Britanniques et volontaires de Virginie commandés par le général Braddock. En route pour attaquer Fort Duquesne, l’avant-garde de Braddock entre en contact à l’improviste avec les Français partis à leur rencontre. Les troupes anglo-américaines se retrouvent coincées sur une étroite route qui les empêche de manœuvrer et perdent rapidement toute cohésion. Prises de face et de flancs par leurs adversaires elles doivent battre en retraite. Bilan : 456 tués (dont Braddock) et 421 blessés contre 23 tués et 16 blessés pour les Franco-Indiens.

Lac George (8 septembre)

Affrontement entre 3500 Français et Indiens commandés par le Baron Dieskau et 1500 miliciens de Nouvelle-Angleterre commandés par Sir William Johnson. Un détachement envoyé par Johnson pour renforcer Fort Lyman tombe dans une embuscade franco-indienne. les Anglais s’aperçoivent prématurément du piège et parviennent à se replier, sans trop de perte. Ils perdent néanmoins le colonel Ephraim Williams et le chef Theyanoguin.
Les troupes de Dieskau les poursuivent jusqu'à leur camp de base, mais l'attaque du camp lui même est repoussée par Phineas Lyman. Dieskau grièvement blessé et capturé, c'est Pierre Angdré de Montreuil qui organise la retraite vers le fort Saint Frédéric. En début de soirée des renforts en provenance de Fort Lyman surprennent 300 Franco-Indiens et en tuent près de 200 qu’ils jettent dans l’étang voisin dont l’eau rougie de sang lui donna le nom de « Bloody Pond ». Ces différents affrontements marquent la première victoire significative des coloniaux. Bilan : entre 600 et 700 tués côté français contre environ 200 chez l’adversaire.

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1756

 

Bataille de la rivière Grand Cacapon (18 avril)

Aussi appelée « massacre de Mercer ». Le Lieutenant John Fenton Mercer et l’enseigne Thomas Carter quittent la sécurité du Fort Morgan avec une patrouille et partent à la recherche d'indiens errant dans le secteur. Attirés dans un guet-apens, les deux officiers sont tués ainsi que quinze de leurs hommes.

Déclaration de la guerre (17 mai)

Le 17 mai la Grande-Bretagne déclare la guerre à la France. Elle le fait pour riposter à l'invasion de Minorque, effectué par la france "en représaille des pirateries britanniques". Et, George II justifie sa décision par "la conduite inqualifiable des Français dans les Indes Occidentales et en Amérique du Nord depuis le traité d'Aix-la-Chapelle".

Bataille d’Oswego (du 11 au 14 août)

Ce village, défendu par 2000 miliciens commandé par le colonel James Mercer, est attaqué le 11 août par les 5000 hommes et 30 canons du marquis de Montcalm. S’ensuit un bombardement de 3 jours. Le 14 Mercer est décapité par un boulet. Une heure plus tard la garnison met bas les armes (une centaine de tués – 1700 prisonniers). A l’issue des combats les Indiens, enivrés au rhum, scalpent une cinquantaine de blessés avant que Montcalm ne puisse en reprendre le contrôle. Montcalm fait main basse sur une centaine de canons et de larges quantités de poudre et de nourriture. Depuis trente ans, les Français veulent détruire ce poste de traite qui mine leurs échanges avec les Amérindiens. L’ensemble du lac Ontario est désormais sous leur contrôle. Impressionnés par cette victoire, les Indiens Oneida et Seneca rejoignent le camp français.

Expédition de Kittanning (du 30 août au 8 septembre)

Menée par le lieutenant-colonel John Armstrong contre les tribus indiennes (Delaware et Shawnee) en représailles contre leurs nombreux et brutaux raids à la frontière. C’est la destruction de Fort Granville par le capitaine Jacobs (un indien Delaware) le 2 août qui déclenche l’opération. Armstrong mène ses 307 hommes des forces provinciales de Pennsylvanie à 70 km de Fort Duquesne, entre Fort Shirley et Fort Lyttelton, contre la ville indienne de Kittanning et le camp de Blanket Hill. Le combat dans la ville-même dure 6 heures. Jacobs meurt dans l’explosion de sa maison qui recelait un stock de poudre. Les deux places sont rasées. Cependant les assaillants ont subi plus de pertes que leurs adversaires et la plupart des villageois ont pu s’enfuir, emmenant avec eux les prisonniers faits à Fort Granville. Même si le raid choqua les Indiens en leur montrant leur vulnérabilité, la guerre des frontières redoubla d’intensité à l’automne...

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Les français entre dans la place forte d'Oswego

Indiens Delaware près de kittanning

1757

 

Bataille de Snowshoes (21 Janvier)

Considérée comme la première bataille sur des raquettes. Elle oppose les 73 hommes de Robert Rogers à ceux de Basserode et Langlade. Les rangers de Rogers tentent d’intercepter un convoi de ravitaillement français près de Fort Carillon mais en sous-estiment grandement l’importance. L’embuscade tourne très vite au désavantage des coloniaux et Rogers lui-même est blessé. C’est grâce à leurs raquettes, alors que les Français n’en possèdent pas, que les rangers survivants (une cinquantaine) parviennent à s’échapper.

Bataille de Sabbath Day Point (26 juillet)

Les 350 hommes du régiment du New Jersey du colonel John Parker sont pris dans une embuscade navale sur le lac Champlain. Attaqués par une force franco-indienne très largement supérieure en nombre, le régiment perd près de 230 hommes (tués ou capturés) dans sa fuite.

Fort William-Henry (du 3 au 10 Août)

Persuadés que les Français attaqueront par l’ouest, les Britanniques n’ont rien prévu pour empêcher les 6000 Français et Canadiens et 1600 Indiens commandé par Montcalm de débarquer près du fort dans la nuit du 2 au 3 août. Fort William-Henry est défendu par 2200 hommes (réguliers et volontaires provinciaux) et commandé par le colonel Munroe. Du 3 au 6 Montcalm fait progresser son artillerie et encercle la place. Sans espoir de renforts les assiégés perdent 300 hommes et entament la négociation de leur reddition, effective le 9. Les Anglo-Américains quittent le fort avec les honneurs. Les Indiens, frustrés de ne pouvoir piller le fort comme bon leur semble, tuent plusieurs prisonniers laissés sur place mais sont arrêtés par les Français. Le 10 cependant ils attaquent l’arrière-garde de la colonne, massacrant sans distinction hommes, femmes et enfants avant que Montcalm ne puisse intervenir (entre 70 et 180 tués). Les Français escortent alors Munroe et ses hommes jusqu’à Fort Edward avant de brûler le fort. Cet incident scandalise les Britanniques qui refuse de reconnaître les conditions de la capitulation et décident de ne plus accorder, à l'avenir, les honneurs de la guerre aux troupes françaises. La perte du fort William-Henry leur porte néanmoins un coup dur, empêchant toute opération au sud de Montréal pour le restant de l'année.

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fort henry map

Implantation du fort au sud du lac George (ou lac Champlain)

Préparation de l'attaque du fort par  les français

1758

 

Louisbourg (8-26 juillet)

Réalisant qu’il est impossible de mener une attaque contre le Québec via le St Laurent tant que Louisbourg sera aux mains des Français, les Britanniques décident de le prendre. Une force de 150 navires de transport et 40 bateaux de guerre avec 14000 hommes à leur bord est confiée au général Amherst et à l'amiral Boscawen. Louisbourg est défendue par 3500 fantassins commandés par le chevalier de Drucourt et 3500 marins des équipages des 10 vaisseaux qui y mouillent. Le siège débute le 8 juin bien que, le mauvais temps empêchant le débarquement des pièces de siège, le bombardement ne commence que le 18 juin. Le 21 juillet «L’Entreprenant », le plus gros navire de la flotte française coule avec 2 autres navires. Le 23 le « bastion du roi » est en feu. Le 25, le reste de la flotte est coulée. Drucourt décide de se rendre le 26. La forteresse est méthodiquement détruite à coups d’explosifs. Bilan : 200 morts 360 blessés côté britannique, 410 morts, 400 blessés, plus de 5600 prisonniers côté français.

Ticonderoga (8 juillet)

Appelé aussi bataille de Fort Carillon. Une armée anglaise forte de 15000 hommes dont 6000 réguliers et commandée par le général Abercromby, affronte 3600 Français, Canadiens et Indiens commandés par le marquis de Montcalm. Dans la crainte de l’arrivée de renforts, Abercromby refuse de mettre en place son artillerie et lance vague après vague ses hommes se faire étriller par les Français solidement retranchés derrière une tranchée bordée d’abattis et soutenus par 36 canons. Bilan : Près de 2000 morts et blessés chez les Britanniques (dont Lord Howe) pour 350 côté français.

Fort Frontenac (27 Août)

Désireux de redonner courage aux troupes britanniques très éprouvées après la défaite de Ticonderoga, le colonel Bradstreet mène 3000 coloniaux prendre ce qui n’est maintenant qu’un gros dépôt. Le fort défendu par 110 hommes commandés par Noyan. Bradstreet débarque avec 8 canons qu’il met rapidement en batterie le 25 août. Le 27, Noyan accepte de se rendre. Cette victoire assure aux Anglo-Américains le contrôle du lac Ontario.

Grant's Hill (14 septembre)

Appelée aussi bataille de Fort Duquesne. Le major Grant, à la tête des 800 Ecossais du 77th foot et de volontaires provinciaux, se dirige vers Fort Duquesne dans le cadre du plan d’invasion de la vallée de l’Ohio. Malgré des ordres de simple reconnaissance des lieux, Grant décide d’attaquer. Mais Lignery, le commandant de la place se révèle bon tacticien et envoie 500 hommes prendre les Ecossais de flanc. Malgré leur résistance opiniâtre ceux-ci ne maîtrisent pas la guerre de guérilla en vigueur en Amérique du Nord et se font massacrer sans causer de réels dégâts à l’adversaire. Bilan : 300 morts, 40 blessés et 100 prisonniers (dont Grant) côté britannique pour seize morts et blessés côté français. Lignery comprend cependant qu’il ne pourra résister à l’assaut général des 6000 hommes du général Forbes.

Fort Ligonier (12 Octobre)

Après l’échec des britanniques au fort Duquesne 450 Franco-Canadiens et une centaine d’Indiens commandés par le capitaine Aubry attaquent le Fort Ligonier, en construction. L’assaut dure quatre heures mais les assaillants sont repoussés, notamment grâce aux mortiers de la garnison du colonel James Burd.

Fort Pitt (25 novembre)

Le général Forbes commence l’occupation de Duquesne, abandonné et brûlé par les Français, et la construction du Fort Pitt.

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Plan et fortification (fort, quai et ile de l'entrée)

Vue de la forteresse depuis le phare

Soldat anglais dans la neige

1759

 

Siège de Québec et bataille des plaines d’Abraham (juin à septembre)

Le siège débute le 26 juin avec le débarquement des Britanniques sur l’île d’Orléans. La flotte est constituée de 49 navires de guerre (1944 canons, 13000 hommes) et de 140 de transport destinés au débarquement des troupes du général Wolfe. (7000 réguliers, 1300 coloniaux, 330 canons). La ville est défendue par 14000 Franco-Canadiens commandés par le marquis de Montcalm. Une première tentative de débarquement aux chutes de Montmorency à l’est le 31 juillet est un cuisant échec. Le mois d’août est passé à la recherche d’un lieu de débarquement possible le long du St Laurent. Le but de Wolfe, trop faible numériquement pour prendre la place, n'est en fait que de forcer Montcalm à l'affronter. Wolfe surprend Montcalm en débarquant à Anse-aux-Foulons, difficile d’accès mais faiblement gardée, le 10 septembre. Le 13 il met en ligne 4800 hommes sur les plaines d’Abraham, à l’extérieur de la ville. Contre l’avis de ses conseillers, Montcalm décide d’aller à sa rencontre avec 4000 hommes, le reste protégeant la rive de Beauport où se sont massés les navires de l’amiral Saunders. Contrairement à son habitude Montcalm n’attend pas et fait tirer ses hommes trop tôt. Bien que pris de flanc par les Indiens et les milices canadiennes, les Britanniques tiennent la ligne et infligent de terribles pertes aux Français qui doivent retraiter vers la ville. Montcalm et Wolfe sont tous deux tués. La garnison met bas les armes le 18 septembre. La Royal Navy contrôle désormais le St Laurent, la Nouvelle France est ouverte aux armées britanniques.

Fort Niagara et Bataille de La Belle Famille (juillet)

Ce fort défendu par 600 français commandés par le capitaine Pouchot est assiégé par les forces de Sir William Johnson fortes de 2500 Anglo-Américains et 900 indiens Iroquois à compter du 6 juillet. Le 17, les batteries de canons installées à l’est du fort commencent le bombardement de la place. Informé par les Iroquois qu’une colonne de renfort (1100 Français et Indiens commandés par Lignery) est en route, Johnson envoie un détachement léger de 150 hommes (capitaine De Lancey) tenter de les arrêter le 23 juillet. De Lancey prend position à La Belle Famille où il fait rapidement installer un parapet à l’orée du bois. Le 24 juillet, Lignery approche. Soudain, 2 Iroquois demandent aux alliés Indiens des Français de ne pas se mêler à la bataille ce qu’ils font tous sauf une trentaine. Il reste encore 800 hommes aux Français qui demeurent confiants dans leurs chances de succès. Pendant que les Indiens tiennent conseil, Johnson envoie 300 hommes en renfort à De Lancey. Lorsque les Français s’avancent vers le parapet en tentant de former une ligne convenable les Anglo-Américains retiennent leurs tirs jusqu’au dernier moment et infligent 250 pertes aux hommes de Lignery en quelques minutes. Désorganisés, les Français s’enfuient, poursuivis par les Iroquois. Sans espoir de secours, Pouchot se rend le lendemain.

Ticonderoga (22 juillet)

Le fort, défendu par 3500 Franco-Canadiens par le général Bourlamarque n’a aucune chance de résister aux 11000 hommes du général Amherst qui n’a pas l’intention de renouveler l’échec de l’année précédente. Arrivant par le nord, il coupe les lignes de ravitaillement des Français qui n’ont de plus aucune chance de recevoir le moindre renfort puisque Wolfe attaque alors Québec. Laissant une arrière-garde de 400 hommes destinée à retarder les Britanniques et à détruire le fort, Bourlamarque retraite vers St Frédéric. Amherst prend la place au prix de 16 tués, 51 blessés et un disparu. Les Britanniques contrôlent désormais les lacs.

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Flotte Britanniques commandé par Saunders devant Québec

Vue de la Québec depuis la pointe Lévy

Debarquement de l'armée de Wolfe le 10 septembre 1759

1760

Sainte Foy (28 avril)

Après la défaite des plaines d’Abraham, l’armée française se trouve isolée, inférieure en nombre à ses opposants. Son moral est au plus bas. le général de Lévis veut marquer les esprits et part à la reconquête de Québec avec 7 à 8000 hommes. Conscient que sa garnison est trop faible pour défendre la ville qui n’a pas été reconstruite, le général Murray décide de prendre le pari de l’offensive. Le 28 avril il fait sortir 3000 de ses troupes et les lancent à l’assaut avec 20 canons. L’attaque tourne tout d’abord à l’avantage des Britanniques mais les Français se ressaisissent. Après 2 heures d’un impitoyable combat à courte portée, voire au corps-à-corps, les hommes de Murray se retirent en bon ordre dans la ville. Bilan : Plus de 1000 tués et blessés chez les Britanniques pour près de 900 chez les Français. Sainte Foy sera la dernière victoire française de la guerre.

Siège de Québec (28 avril)

Après sa victoire sur Murray, le général de Lévis met le siège devant Québec. La place, si elle n'est défendue que par 2500 hommes, est très bien pourvue en artillerie. Chaque belligérant attend désespérément des renforts. Mais la flotte française s’est sabordée au large de Quiberon l’automne précédent lors de la Bataille des Cardinaux. Le 16 mai ce sont des navires britanniques qui remontent le St Laurent. François Gaston De Lévis est forcé de lever le siège et se replie sur Montréal.

Bataille des mille îles (du 16 au 24 août)

Sur le Saint Laurent supérieur, au Fort Lévis, une petite garnison française (300 réguliers) commandé par Pierre Pouchot tient tête à l'armée britannique de Jeffery Amherst (11000 hommes). L’opiniâtreté des Français leur permet de couler 2 navires de guerres et d’en endommager sérieusement un troisième. La garnison tient 1 semaine avant de rendre les armes, à court de munitions. Il ne reste alors que 25 soldats valides. Cette incroyable résistance ne fait cependant que retarder l’inéluctable.

Bataille de Montréal (8 septembre)

Entouré de tous les côtés par des forces supérieures, le gouverneur Vaudreuil entame les négociations avec le général Jeffrey Amherst pour lui remettre les clefs de la ville. Amherst refuse les honneurs de la guerre à l'armée de Lévis, prétextant qu'elle s'était mal comportée en utilisant des tactiques peu honorables. Lévis, furieux de cette humiliation, veut attaquer pour sauver l’honneur de l’armée mais Vaudreuil refuse d'engager les troupes canadiennes et françaises dans un combat suicidaire et de laisser détruire la ville. Pour protester contre cette décision qu'il juge déshonorante, Lévis ordonne que ses régiments brûlent leurs drapeaux à l'île Sainte-Hélène pour ne pas les rendre à l'ennemi. Le Canada est désormais Britannique.

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Lévis motivant les troupes françaises avant la bataillle de sainte Foy

La bataille de Sainte-Foy

Conclusion

 

Signal Hill (entre juin et septembre 1762)

Si la guerre est perdue en Amérique du Nord, elle continue en Europe. Le duc de Choiseul, ministre de la guerre, de la marine et des colonies, tente d’harceler les Britanniques par tous les moyens. Le 27 juin un détachement français parti de Brest le 8 mai s'empare du fort William (Newfoundland), faiblement gardé. Les Français détruisent tout ce qu’ils peuvent (pêcheries, bateaux...) et sont persuadés que rien ne sera tenté contre eux avant le printemps suivant. Jeffrey Amherst quant à lui décide de les chasser immédiatement et envoie pour ce faire son frère, le lieutenant-colonel William Amherst, à la tête de 1500 hommes. Le 13 septembre les Britanniques débarquent en force à 15km au nord sans être inquiétés par la flotte française. Après 2 jours de combats acharnés, lors d’une opération désignée Bataille de Signal Hill, les Français sont contraints de se retrancher dans Fort William. Le Chevalier de Ternay parvint à s’enfuir avec la plus grande partie de ses troupes la nuit même en profitant d’un vent favorable. Il est cependant obligé de laisser sur place une arrière-garde destinée à être sacrifiée. Le 17 septembre, les Britanniques ouvrent le feu sur le fort depuis la position dominante de Signal Hill et forcent la capitulation de ses occupants dès le lendemain.

Traité de Paris (10 février 1763)

Aux termes du traité, la Grande-Bretagne obtient de la France l'île Royale et le Canada et de l’Espagne, la Floride. La France conserve des droits de pêche à Terre-Neuve et dans le Golfe du Saint-Laurent. Elle acquiert Saint-Pierre-et-Miquelon et recouvre ses lucratives possessions dans les Antilles, son comptoir de Pondichéry en Inde et son poste de traite des esclaves sur l'île de Gorée au Sénégal. 

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Reprise de Saint-John par l'amiral lord Corville


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