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Introduction |
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En 1782, Après l'echec naval des
Saintes et la capture de Grasse par Rodney, Louis-Philippe de
Vaudreuil (commandant en second) rentre à Boston sur le Triomphant
avec le reste de la flotte. C'est dans cette ville qu'il ordonne
à l'amiral La
Pérouse l'attaque des postes de l'Hudson Bay Compagny dans les terres de Rupert. Il s'agit d'un projet ancien, les forces françaises sont regroupées à Haïti. Elles ont pour missions la détruction par surprise les forts anglais de collecte de fourrures de la baie d'Hudson. Afin de préserver le secret, dans des Antilles remplies d'espions, on sous équipe l'expédition contre le froid et on réduit le créneau nautique de navigation dans la baie d'Hudson. Lapérouse et ses 350 hommes auront à lutter contre le froid et les maladies, mais les britanniques ne devraient pas offrir une trop forte résistance. |
![]() Vaisseau de guerre de 74 canons |
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Force en presence |
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![]() Officier du régiment d'Armagnac |
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Chronologie |
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l’expédition de la baie d’Hudson : 30 mai 1782 au 12 octobre 1782Lapérouse est
chargé de ce raid, dont le but est de dévaliser les
lucratifs établissements anglais de la baie. Il commande le
vaisseau Sceptre (74 canons), son ancien navire l'Astrée (36
canons) est confié à son ami Fleuriot de Langle et
l'Engageante (une
seconde frégate de 26 canons) au lieutenant de vaisseau le
marquis André Charles de la Jaille.
le 31 maiLe Sceptre et l'Astrée sortent de la rade du
Cap-Haïtien, ainsi que l'Engageante
détachée de l'escadre qui mouille dans la rade.
Le 3 juilletLes trois bateaux passent le Labrador dans les icebergs. Un
épais brouillard rend la navigation difficile, il
est facile de de perdre les autres.
Les 17-18 juilletL'escadre a connaissance de l'île de la Résolution,
située au milieu de l'entrée du détroit
d'Hudson et pénétre dans le détroit. Elle fait à
peine vingt lieues, que les glaces lui ferment le passage. Des
interstices lui permette de s'engager. Brumes et glaces augmentent le danger, elle
reste plusieurs jours sans pouvoir faire route.
Le 23 juilletLes hommes sont à terre sur l'île de Baffin,
ils rencontrent les Esquimaux et font du commerce pour
acquérir des fourrures et de l'habillement chaud. Puis ils
naviquent dans la Baie de l'Hudson vers le sud-ouest.
Le 8 août au soirSi les Français arrivent en force, c'est parce que le fort
Prince de Galles, est de taille à décourager toute
tentative. C'est le seul fort en pierre de l'océan Artique, mais
il ne dispose que de 80 hommes pour faire fonctionner 42 pièces
d'artillerie !
Par une chaude journée d’août, les trois navires arrivent à l'embouchure de la rivière Churchill. La petite garnison de l'Hudson Bay Compagny est surprise par l'apparition de voiles Française au large de la pointe Eskimo. Le lendemain matin, les troupes de Lapréouse débarquent sans obstacle et Samuel Hearne, commandant du fort, est sommés de capituler. Malgré ses formidables défenses, le fort avec la batterie du cap Merry tombe sans même le son du canon. Face au 290 soldats français et au vaiseau de 74 canons, le vétéran Samuel Hearne a la sagesse de se rendre. Le Severn un côtre britannique est lui aussi capturé. Le 24 aoûtLapérouse se dirige vers York Factory, à l'embouchure des fleuves Nelson et Hayes, et lance
une attaque massive ses hommes. Humphrey Marten, aperçoit
les navires français qui approchent et embarque rapidement les
stocks de fourrures sur le King George, avec Matthew Cocking qui réussit
à s'échapper par mer, d'autres hommes s'enfui par terre avec quelques armes et munitions. Humphrey Marten avec la complicité de Matthew Cocking sauve ainsi
les biens de York, mais ne peut en faire autant pour le fort, qui
est réduit en cendres. Humphrey est fait prisonnier, jusqu'en 1783.
Le 1 SeptembreL'occupation des deux places fortes, s'achève avec le
départ des trois navires français et du navire anglais de
la baie d'Hudson, après avoir embarqué les
fourrures, le convoi quitte les restes du fort York par le nord. Car,
avant le départ, Lapérouse à ordonné à ses hommes de saper les murs, de faire
sauter les bâtiments et d’enclouer les canons. Il aura
fallu quatre décennies pour construire le fort York et une
demi-journée pour le détruire.
Le 12 septembreAprès avoir repassé le détroit de l'hudson le 8
septembre, le convoie se fractionne au large de l'île de la
résolution. Hearns à bord du Severn navigue pour Stromness (Orkney) prisonnier
sur parole en angleterre, Fleuriot de Langle commande
l'Astrée vers Brest et Lapérousse avec le marquis de la Jaille prend le chemin du port espagnole de Cadix avec Le Sceptre et l'Engageant.
Le 13 OctobreLapérouse arrive dans le port de Cadix avec
les deux bateaux. Les marins et militaires Français sont
épuisés, un grand nombre d'entre-eux a
été malade du scorbut.
EpilogueCette opération coute aux britanniques plusieurs milliers
de livres et la récolte des fourrures, et attire l'attention sur Lapérouse qui aura besoin de crédibilité pour
ses futur voyage : capacités nautiques, militaires
et respect de l'ennemi (il a laissé aux anglais, armes
et
nourritures, pour ne pas mourir de faim et de froid, lors de
l'hivernage).
Le bilan humain est plus contéstable, presque cent hommes sont
morts sur les trois bateaux, les conditions ont été
si désagréables que Lapérouse a presque
admis que la destruction des
forts est à peine justifié.
En 1783, le navire de la compagnie arrive, et Hearne rebâtit le poste de traite des fourrures, Churchill Factory, à huit kilomètres en amont des vestiges du fort Prince-de-Galles, abandonné jusqu'en 1933. Depuis, le Canada à fait déterrer et remonter les canons, réparer les murs et fait du fort partiellement restauré un site touristiques. |
Haïti - Port-au-PrinceBaie de l'Hudson ![]() fort Prince de Galles ![]() fort York (York Factory) |
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Personnages |
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Manitoba (Rupert's Land) |
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PopulationLa tribu nomade des Assiniboines fut parmi les premières à habiter le territoire manitobain. On y trouvait aussi les Cris, les Sioux, venus de l'Est avec la migration des bisons et des caribous. Fait unique au Canada, le nord de la province a été colonisé avant le sud. Des Européens à la recherche du fameux passage du Nord-Ouest sont arrivés au Manitoba par la baie d'Hudson dès 1612. En 1690-91, Henry Kelsey, agent aux services de la compagnie de la baie d'Hudson, explora le nord du Manitoba depuis la baie d'Hudson jusqu'à Le Pas sur la rivière Saskatchewan. Plus tard, en 1733, La Vérendrye partit de la Nouvelle-France pour explorer la région de la rivière Rouge et de la rivière Winnipeg et construisit plusieurs forts dans la région du Winnipeg actuel.Compagnie de la baie d'HudsonLa Compagnie de la Baie de l'Hudson est la plus ancienne compagnie commerciale à capital-actions du monde anglophone. Établi à Londres à l'origine et de façon intermédiaire à Winnipeg (Manitoba), son siège social est aujourd'hui situé à Toronto (Ontario).C'est sous l'instigation de deux canadiens-français, Pierre-Esprit Radisson et Médard Chouart des Groseilliers, qu'elle est fondé en 1670. Les deux coureurs des bois déçues par les taxes de la métropole, se retourne vers l'angleterre, le roi Charles II valide la société de commerce des fourrures, par une charte. Elle porte le nom de Company of Adventurers of England (Compagnie des aventuriers d'Angleterre). Son premier président fut le prince Rupert. La société traversa les âges, malgré la Bataille des sept chênes qu'elle mena contre la Compagnie du Nord-Ouest (fondée en 1782 à Montréal et financé par des marchands Ecossais). Les deux compagnies furent rapidement en concurrence, allant jusqu'aux armes, avant de fusionner en 1821. L’important commerce de l’Angleterre avec l’ouest du pays, fourrures et approvisionnement local, fut alors détourné par la route plus courte de la baie d’Hudson. Fort Prince-de-GallesEn 1717, James Knight construit un poste permanent près de l'embouchure de la rivière Churchill. En 1731, par crainte des attaques maritimes Française, la compagnie entreprend la construction d'un fort de pierre sur la pointe Eskimo. On opte pour un édifice à la Vauban, la construction dure plus de 40 ans. Les murs extérieurs du fort mesurent 6,5 m de haut et font 11 m d'épaisseur, les canons sont montés dans les embrasures le long du parapet et l'entrée principale est équipé d’un ravelin.Les conditions à l'intérieur du fort sont très difficiles ; froid extrême, fumée, insectes et violence. Les employés de la Compagnie sont répartis en trois catégories : les officiers (gouverneur, sous-gouverneur, commis aux écritures et chirurgien), les hommes de métier (maçons, charpentier, forgerons, etc.) et les manœuvres (La coupe du bois occupe beaucoup de temps, car il faut quatre charrettes de bois par jour en hiver pour chauffer les pièces d'habitation). York FactoryYork Factory fut d’abord connu sous le nom de Port Nelson, en référence à la rivière Nelson. Le premier poste de traite de la Compagnie a été construit en 1682 et détruit par des commerçants français l’année suivante. En 1683, il est reconstruit. Repris et occupé par les Français de 1694 à 1714, il prend le non de fort Bourbon. En 1714, le commandant James Knight en reprend possession, le restaure et le nomme fort York. |
![]() Etablissement de l'Hudson Bay compagny vers 1780 ![]() Trappeur devant le fort Prince de Galles |
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Sources |
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| Archive du Canada : http://www.biographi.ca/fr, http://www.pc.gc.ca, http://www.cmhg.gc.ca et http://www.thecanadianencyclopedia.com Le fort Prince-de-Galles par Shirlee Anne Smith GEO histoire Hors-Série "les français d'Amérique" Archive de la compagnie de l'Hudson http://www.gov.mb.ca/chc/archives/hbca/index.fr.html Expédition de la baie d'Hudson http://www.wikipedia.org |
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