Scénario Campagne de Yorktown 1781

Ce scénario dure 9 mois (Mars à Novembre 1781). 
Les manœuvres et campagnes en Virginie au printemps de 1781 qui se terminèrent par le siège et la reddition des troupes du général anglais Cornwallis à Yorktown face aux armées combinées franco-américaines de Washington et de Rochambeau, victoire rendue possible par la bataille navale de la Chesapeake remportée par la flotte française de l'amiral De Grasse.

Condition de victoire :

Le joueur Anglais gagne s'il contrôle 1 ville stratégique et l'objectif de Yorktown, ou plus probablement en ayant le score maximum, notamment en éliminant les marchandises rebelles (10 PV chacune).

Condition de victoire :

Le joueur Américain gagne s'il contrôle 3 villes stratégiques et l'objectif suivant: Yorktown.

Commentaires :

Une course contre la montre. Le joueur britannique semble fort et reçoit les meilleurs renforts au début, mais le fléau de la balance va pencher avec l'arrivée des réguliers américains et français en milieu de partie. Le joueur anglais doit protéger Norfolk à tout prix, sinon il va perdre le scénario. 

Contexte

En mai 1781, l'Amiral de Barras arriva à Rhode Island pour y prendre le commandement de la flotte française s'y trouvant bloquée, avec l'information que De Grasse et la flotte française tant attendue serait là un plus tard dans l'année. George Washington conféra avec Rochambeau, le commandant français, pour projeter les opérations conjointes à mener jusqu'à l'arrivée de De Grasse et ensuite. Il fut décidé d'opérer dans les environs de New York City où les forces du général britannique Henry Clinton étaient stationnées, même si Washington craignait que le général Nathanael Greene ne puisse maintenir longtemps occupé son adversaire Lord Charles Cornwallis dans les Carolines, et que ce dernier pourrait bientôt pénétrer en Virginie dans un effort pour rejoindre Clinton.
En fait, suivant la perte de son infanterie et cavalerie légères à la bataille de Cowpens le 17 janvier, puis ayant brûlé son train de ravitaillement lors de la poursuite de Greene un mois plus tard, et enfin et surtout après sa victoire coûteuse à la bataille Guilford Courthouse, Cornwallis avait abandonné les Carolines en mai 1781. Il arriva dans la région de Petersburg en Virginie un mois plus tard, après que des renforts reçus de Clinton aient porté ses forces à environ 7.000 hommes.
Cornwallis passa les mois suivants à courir après les forces du Marquis De Lafayette qui manoeuvrait autour de lui, mais sans jamais pouvoir le coincer. Recevant des ordres contradictoires de Clinton, il avait finit par s'établir et se retrancher sur la péninsule de Yorktown, ainsi qu'à Gloucester, de l'autre côté du fleuve James. Ses fortifications étaient prêtes le 22 août 1781.Cependant, en août, à la nouvelle que l'amiral de Grasse était en route pour bloquer la Chesapeake, Washington abandonna immédiatement ses opérations autour de New York et tout en leurrant Clinton en lui faisant craindre diverses attaques contre ses  positions côtières autour de New York, il commença à marcher au sud vers la Virginie. Tandis que Washington quittait Philadelphie, Clinton appris que Washington était en route pour le sud, mais il ne s'en alarma pas outre mesure, conscient de la supériorité de la flotte anglaise.
Mais avant même que Washington ne soit arrivé à Yorktown, la marine française avait pris la contrôle de la Chesapeake. La marine britannique s'y était bien présentée la première fin août, mais y avait trouvé les eaux vides. Un jour après, De Grasse atterrissait et débarquait des troupes en provenances des Antilles. La flotte britannique s'en revint mi-septembre et De Grasse l'engagea avec succès au large de la baie, la repoussant vers New York. A son retour, De Grasse constata que Barras l'avait rejoint.
Washington arriva lui-même à la fin du mois.Les opérations officielles de siège commencèrent le 9 octobre. Cornwallis essaya de tenir jusqu'à ce que les renforts promis par Clinton arrivent. Cependant, le 17 octobre, il sollicita une entrevue pour une reddition dont les conditions furent négociées le 18. La cérémonie officielle de reddition eu lieu le 20, sans Cornwallis prétendument malade. Yorktown fut la dernière vraie bataille de la guerre d'indépendance américaine.

Conseil de joueur (vu sur le forum)

Pocus : pour la stratégie américano-francaise... temporiser en mettant des unités dans les villes. Attendre les francais, faire une grosse pile et tout dévaster.
Adlertag : coté Anglais... en première option, foncer avec Arnold sur les objectifs que sont Richmond et surtout Charlottesville. Attention à la milice de Petersburg qui peut semer la zizanie. L'arrivée de Phillips dès le tour 2 peut aider à faire le ménage puis aller avec renforcer Arnold au Nord. Dès l'arrivée de Cornwallis, regrouper tout le monde avec lui sur Richmond (suggestion), faire gaffe que Cornwallis arrive au sud déjà severement étrillé. Faire le gros dos en repérant où est Rochambeau , il descend assez vite. Comme le dit Pocus le Français va descendre en force mais pas avant le tour 6.
En deuxième option, euh ...y en a pas, t'es pas de taille à te payer l'armée Franco-americaine, il faut jouer la montre. Comme le scenar a été legerement rallongé car l'Anglais gagnait assez facilement au timing, sans meme trop combattre, cela devient plus chaud maintenant de tenir sans que ça pète de toute part... Bon courage avec l'Anglais, c'est bien là le camp ou les talents du joueur/statège vont s'affirmer davantage que jouer les bourrins d'en face.

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