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Contexte |
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A l’été 1777, les Anglais, menés par le Général Burgoyne,
lancèrent une nouvelle offensive dont l’objectif
était de saisir le lac Champlain et la vallée de
l’Hudson, isolant efficacement la Nouvelle Angleterre du reste
des colonies américaines.
L'invasion de Burgoyne comportait deux axes : il menait lui-même environ 10.000 hommes le long de lac Champlain vers Albany, alors qu'une deuxième colonne d'environ 2.000 hommes, menée par St Leger descendait la vallée de la Mohawk et devait le rejoindre à Albany. Burgoyne s’empara sans coup férir début juillet du fort Ticonderoga, en débarquant depuis le lac Champlain. Il poursuivit alors par voie de terre vers Albany, tandis que les Américains faisaient tout leur possible pour le ralentir dans les étendues sauvages en détruisant ponts et arbres. A court d’approvisionnements en août, Burgoyne envoya un détachement faire un raid sur Bennington, mais il fut défait par la milice locale, privant Burgoyne de presque 1.000 hommes et des ravitaillements espérés. L’expédition par la Mohawk avait quant a elle mis le siège au fort Stanwix. Près de 800 miliciens rebelles marchèrent pour le lever, mais ils furent battus et dispersés par les anglais et leurs alliés Mohawks le 6 août à la bataille d'Oriskany. Lorsqu’une seconde force de secours approcha, menée par Benedict Arnold, le siège fut levé et St Leger s’en retourna au Canada. Burgoyne était maintenant tout seul, ses forces maintenant réduites à environ 6.000 hommes. L’armée américaine disposait quant à elle d'environ 8.000 hommes, commandés par le Général Horatio Gates, et avait établi des retranchements au environ 10 miles (16 kilomètres) au sud de Saratoga. Burgoyne envoya 2.000 hommes pour déborder la position des rebelles, mais ils furent tenus en échec par Benedict Arnold et Daniel Morgan au cours de la première bataille de Saratoga le 19 septembre 1777. Après la bataille, les deux armées se retranchèrent. |
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Résumé |
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Burgoyne
était coincé maintenant, mais il que l’offensive de
la partie sud de son plan serait en route. En effet, selon Burgoyne,
son invasion depuis le Canada devait être soutenue par une
offensive britannique qui remonterait le fleuve de Hudson, menée
par le général Howe depuis New York
City. Malheureusement, les planificateurs britanniques ne surent,
une fois de plus, coordonner leurs efforts.
Le Général Howe avait à la place mit voile en une expédition pour capturer Philadelphie. Le général britannique Henry Clinton, resté au commandement à New York, avait bien en effet remonté l’Hudson en octobre, capturant plusieurs forts et brûlant Kingston, mais ses efforts n'étaient pas suffisant pour affecter les événements qui se déroulaient à Saratoga. Les miliciens américains, pour bon nombre d'entre eux mis en fureur par le meurtre supposé d'une femme américaine par les alliés indiens de Burgoyne, s’étaient rassemblées en masse et avait porté la force des rebelles à 11.000 hommes début octobre. Burgoyne, maintenant dans une position désespérée, lança une nouvelle offensive, la deuxième bataille de Saratoga le 7 octobre. L'attaque fut repoussée, et le Général Arnold, bien que relevé de son commandement par Gates, précipita l’issue de la bataille lors d’une contre-attaque décisive. Sévèrement battu, Burgoyne se rendit le 17 octobre. Saratoga est souvent considéré comme le tournant de la guerre. La confiance et la détermination revinrent aux Américains, malgré la prise de Philadelphie par Howe. Mais d’une manière plus décisive encore, la victoire convainquit la France de déclarer la guerre à la Grande-Bretagne. L'Espagne et la Hollande en firent bientôt de même. Pour les Anglais, la guerre était maintenant devenue beaucoup plus compliquée. |
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