Scénario Invasion du Canada 1775

Ce scénario dure 7 mois (Septembre 1775 à Mars 1776)
Le scénario couvre la tentative avortée de conquête du Canada, à l'automne et l'hiver de 1775. Ce fut la première initiative majeure des Américains durant la guerre d'Indépendance. Après quelques succès intiaux des forces rebelles, les troupes britanniques et canadiennes repoussèrent l'invasion. 

Condition de victoire :

Le joueur Anglais gagne s'il contrôle seul Québec à la fin du scénario.

Condition de victoire :


Le joueur Américain gagne s'il contrôle 2 villes stratégiques et tous les objectifs suivants: Ticonderoga, Montréal, St John et Québec.

Commentaires :

Le joueur Anglais est très avantagé dans ce scénario, car il lui suffit de s'assurer du contrôle de Québec pour gagner. C'est relativement facile à garantir, en particulier en évitant les batailles inutiles avec les Américains. Cependant, si les rebelles arrivent à Québec en force, un siège chanceux peut se traduire par une victoire surprise des Américains.

Contexte

En Juin 1775, le Congrès Continental, influencé d'une part par des rapports signalant le recrutement par le commandant britannique au Canada d'une force d'invasion de New York, et d'autre part par le fait que le Canada, peuplé essentiellement par des français, pourrait devenir un quatorzième colonie rebelle, autorisa la prise de tous les points clés du Canada nécessaire à la sécurité des colonies. En conséquence, une invasion du Canada sur 2 axes fut lancée au début de l'automne 1775.
Le Congrès autorisa le Maj. Gen. Philip Schuyler, commandant du Northern Department, à monter une invasion pour évincer les forces britanniques du Canada. Il envoya le Brig. Gen. Richard Montgomery vers le nord avec une force d'invasion force. Le Gen. George Washington envoya aussi le Col. Benedict Arnold vers Québec avec une force d'appoint. Arnold, partant de Cambridge, Massachusetts, avec environ 1100 hommes, utilisa les voies navigables du Maine sauvage dans une marche épique en remontant le Kennebec et en descendant la rivière Chaudière, d'où il arriva face à Québec le 8 novembre avec seulement 650 hommes. Là, il attendit l'arrivée du Brig. Gen. Richard Montgomery, qui avait pris le commandement d'une force d'environ 2000 hommes à Fort Ticonderoga à son prédécesseur le Maj. Gen. Philip Schuyler, pour une avance le long de la voie d'invasion traditionnelle par le lac Champlain et le  St. Laurent. 
Parti le 17 septembre, Montgomery mit le siège au fort anglais de St. John, qui capitula le 2 novembre, ouvrant la voie à l'occupation américaine de Montréal le 13. Finalement, Montgomery rejoignit Arnold près de Québec le 3 décembre, mais avec seulement 300 hommes, le reste de ses forces étant resté en garnison à St. John et Montréal.
Avec la période d'enrôlement des volontaires qui se terminait à la fin de l'année, les 2 commandants optèrent pour une attaque désespérée sur Québec dans la nuit du 30 au 31 décembre 1775. La garnison composite britannique repoussa l'assaut, tuant ou blessant environ 100 américains et en capturant 400 autres. Montgomery était au nombre des victimes.
En dépit de leurs pertes sévères, les Américains poursuivirent le siège jusqu'au printemps de 1776. Les forces britanniques, alors renforcées par les troupes du Gen. John Burgoyne et des mercenaires Hessois, repoussèrent, sous la conduite du Gen. Sir Guy Carleton, les assiégeants américains qui de leur côté avaient déjà entrepris leur retraite vers le lac Champlain.

Retour au menu principal