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Contexte |
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Après un an et demi de conflit
larvé, les Français et les Anglais se
déclarèrent la guerre en bonne et due forme en mai 1756.
Au cours des trois premières années de la guerre, les
Français surclassés en nombre et leurs alliés
indiens réussirent cependant à dominer le théatre
des opérations, leur commandant le Marquis de Montcalm défaisant même les Anglais dans les batailles et les
sièges des forts Oswego (1756) et William-Henry (1757).
Malheurseusement pour les Français, leur marine était
complètement surclassée en nombre et qualité par
la Royal Navy et les renforts n'arrivaient pas aux Amériques, ou
en tout petit nombre. Ce théâtre d'opération
était aussi secondaire pour le cabinet de Versailles qui n'avait
d'yeux que pour le coeur de l'Allemagne où, selon lui, la
victoire ou la défaite finale se déciderait. En conséquence, Montcalm devait se débrouiller avec les moyens qui étaient arrivés avec lui et le peu qu'il reçut par la suite. Combiné à sa méfiance envers les Canadiens et leurs tactiques de 'Petite Guerre', cela explique largement sa grande prudence dans sa stratégie globale. L'absence d'opérations offensives d'envergure et des succès limités fit aussi que la Confédération Iroquoise resta dans une attitude pro-anglaise mais attentiste. On doit cependant se rappeler que la mission de Montclam consistait à préserver la Nouvelle France de l'invasion jusqu'à ce que la guerre se règle à la table des négociations en Europe. En 1758, sa stratégie de retardement commençait à prendre l'eau, notamment parce que les Anglais recevaient des forts renforts de leur métropole. Malgré tout, les campagnes initiales de Montcalm finirent sur un triomphe lorsque, surclassé à 1:4 mais bien retranché, il repoussa contre toutes attentes l'assaut frontal de ses positions par les Britanniques au Fort Carillon en juillet de cette année. Une année de plus avait été gagnée... |
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