Scénario Montcalm 1756

Ce scénario dure 31 mois (Mars 1756 à Octobre 1758).
Les premières campagnes du Marquis de Montcalm, entre son arrivée en 1756 avec la prise d'Oswego jusqu'à son incroyable victoire à Carillon en 1758.

Condition de victoire :

Le joueur Anglais gagne s'il contrôle 8 villes stratégiques et les objectif suivants: Albany, Fort Carillon, Oswego, Montréal, Québec, Fort Duquesne, Louisbourg et Fort Frontenac.

Condition de victoire :

Le joueur Français gagne s'il contrôle 7 villes stratégiques et les objectif suivants: Albany, Fort Carillon, Oswego, Montréal, Québec et Le Détroit.

Commentaires :

Les Français mènent la danse, notamment grace à l'armée de Montcalm à Québec, la plus forte aux Amériques. S'ils arrivent à s'emparer d'Albany, ils auront gagné, mais ils doivent y parvenir avant la fin de 1757, sans quoi les renforts britanniques rendront la tâche insurmontable ensuite. S'ils y parviennent, les Iroquois se joindront à la France, faisant pencher la balance. La stratégie historique de capturer Oswego en premier est une bonne idée, puis il faudra ensuite descendre la vallée de la Mohawk vers Albany. L'Anglais doit jouer la montre et se concentrer en attendant ses gros renforts, en faisant d'Albany son centre d'opérations, voire même en y construisant un fort. Le temps de la contre attaque viendra quand une supériorité d'au moins 2:1 sur les Français aura été acquise.

Contexte

Après un an et demi de conflit larvé, les Français et les Anglais se déclarèrent la guerre en bonne et due forme en mai 1756. Au cours des trois premières années de la guerre, les Français surclassés en nombre et leurs alliés indiens réussirent cependant à dominer le théatre des opérations, leur commandant le Marquis de Montcalm défaisant même les Anglais dans les batailles et les sièges des forts Oswego (1756) et William-Henry (1757). Malheurseusement pour les Français, leur marine était complètement surclassée en nombre et qualité par la Royal Navy et les renforts n'arrivaient pas aux Amériques, ou en tout petit nombre. Ce théâtre d'opération était aussi secondaire pour le cabinet de Versailles qui n'avait d'yeux que pour le coeur de l'Allemagne où, selon lui, la victoire ou la défaite finale se déciderait.
En conséquence, Montcalm devait se débrouiller avec les moyens qui étaient arrivés avec lui et le peu qu'il reçut par la suite. Combiné à sa méfiance envers les Canadiens et leurs tactiques de 'Petite Guerre', cela explique largement sa grande prudence dans sa stratégie globale. L'absence d'opérations offensives d'envergure et des succès limités fit aussi que la Confédération Iroquoise resta dans une attitude pro-anglaise mais attentiste. On doit cependant se rappeler que la mission de Montclam consistait à préserver la Nouvelle France de l'invasion jusqu'à ce que la guerre se règle à la table des négociations en Europe. En 1758, sa stratégie de retardement commençait à prendre l'eau, notamment parce que les Anglais recevaient des forts renforts de leur métropole. Malgré tout, les campagnes initiales de Montcalm finirent sur un triomphe lorsque, surclassé à 1:4 mais bien retranché, il repoussa contre toutes attentes l'assaut frontal de ses positions par les Britanniques au Fort Carillon en juillet de cette année. Une année de plus avait été gagnée... 

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